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Archive pour la catégorie ‘Anny Schneider’

Les trésors cachés dans votre gazon, appelé aussi pelouse

Lundi 22 juin 2009

anny-schneiderAu lieu de vous fatiguer à couper votre gazon chaque semaine, ne le traitez jamais chimiquement, taillez-le sélectivement et mieux encore, étudiez-le à bon escient et servez-vous-en intelligemment!

Mieux encore, cueillez-y ces plantes, communes, mais méconnues, qui sont autant de médicaments, d’ornements, de légumes et salades qui renferment ces multiples et précieux nutriments : anti-oxydants, enzymes, protéines, sucres, vitamines et minéraux. Tous ces remèdes sont prêts à être consommés ou transformés pour les longs hivers, autant pour votre bien-être et celui de vos enfants.

Songez aussi qu’une pelouse artificielle contient rarement plus de quatre plantes uniformes et rectilignes, mais inutiles, sélectionnées et modifiées génétiquement, alors qu’une prairie sauvage héberge autour de quatre cents espèces qui se relayent joyeusement, saison après saison.

Sachez profiter abondamment de cette pharmacie du bon Dieu inespérée, qui pousse et s’offre à vous,  gracieusement et gratuitement, sous vos yeux, sous vos pieds!

achilleAchillée millefeuille : (Achillea millefolium)
Cette chère Herbe à dindes combat les fièvres intenses et les chaleurs de ces dames, mais aussi les hémorragies de tous types, même utérines. On peut la boire en tisane (une sommité par tasse), froide de préférence et même mettre ses feuilles écrasées dans les narines ou sur une plaie pour arrêter le sang. Au Québec, elle a sauvé des milliers de vies durant les épidémies de grippe espagnole.

Bardane : (Arctium lappa)
Les feuilles de bardane ou gracchia,  sont très amères, mais chauffées à la vapeur, elles font aboutir les abcès et désinfectent les plaies. La racine de la  première année (sans fleurs ni fruits) cueillie en automne, se mange comme un légume ou en bouillon et a un goût délicieux. Elle soigne aussi de l’intérieur le diabète mineur et les problèmes de peau chroniques.

Brunelle (Prunella vulgaris) Cette jolie petite fleur mauve violette fleurit une bonne partie de l’été. Elle soigne tous les types de maux de gorge, mais aussi les grippes et les maladies du système immunitaire déficient en général. Ses petites corolles s’ajoutent aux salades.
Elle stimule le processus d’auto guérison et la volonté profonde de vaincre la maladie.

Le chiendent : (Agropyron repens).
On l’appelle la « peste des jardiniers » et pourtant les chiens l’adorent pour se purger, à juste titre, les intestins et le sang, avec ses feuilles coupantes, mais agréablement sucrées et chargées de chlorophylle et de vitamine E et C. Les racines en décoctions répétées sont de puissants dissolvants des pierres aux reins et à la vésicule.

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Lierre terrestre : (Glecoma hederacea)
Ce couvre-sol très vivace au parfum camphré se boit bouilli ou ? des sèches pour faire des tisanes contre le rhume, les allergies et toutes sortes d’infections, des intestins aux sinus. On peut même inspirer par le nez sa poudre séchée pour le déboucher et soulager certaines céphalées!

Millepertuis : (Hypericum perforatum)
Cette grande plante garnie de petites  fleurs en forme d’étoiles jaunes est réputée pour être un des meilleurs anti-dépresseurs que la nature nous offre. On peut la cueillir dès la St Jean et la boire en tisane (5 à 7 fleurs par tasse,  2-3 fois par jour). Pour l’usage externe,  la faire macérer dans l’huile ou l’alcool et en faire un bon remède contre les brûlures, les plaies et les douleurs musculaires.

Plantain : (Plantago major)
Cette simple mais vigoureuse plante à quatre grosses feuilles rondes nervurées pousse presque dans tous les chemins de passage. C’est pour cela qu’on l’appelle le « pas de l’homme blanc ». Ses feuilles jeunes peuvent s’ajouter à une salade ou une soupe. Fraîchement écrasées ou simplement mâchées, elles soulagent instantanément les piqûres d’insectes de tous types.

Pissenlit : (Taraxacum officinale)
Les premières feuilles de pissenlit du printemps constituent une excellente source de vitamines A et de minéraux (calcium, magnésium, fer) et la racine de potassium. Les fleurs en salade, en tisane et même transformées en vin, soignent les problèmes de foie. La racine d’automne ou de printemps nettoie à merveille les reins.

modele-herbeTrèfle : (Trifolium pratense)
La fleur de cette plante, la préférée des vaches, est un excellent diurétique utile contre l’arthrite et un bon dépuratif sanguin. C’est aussi une source de bonnes hormones féminines et de protéines.

La violette : (Viola odorata)
Cette jolie demoiselle violette (!) se mange telle quelle ou garnit joliment une salade. Elle se sèche facilement et se boit en tisane contre les maux de gorge et les infections pulmonaires. Ses feuilles soignent les maladies du sang et les déséquilibres immunitaires reliés à la lymphe.

PS : Chères (rs) lectrices (eurs) : Si vous-même savez déjà tout cela, je vous permets de photocopier ceci et de le distribuer à vos voisins moins avisés! Joie et santé à tous!

herbanny@videotron.ca

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Hommage au Seigneur Pissenlit

Lundi 8 juin 2009

Oh toi, merveilleux ambassadeur de la famille des Astéracées :
Généreux, lumineux et prolifique astre végétal,
Symbole d’ouverture, d’abondance et de gaieté,
Tu mérites bien ton titre de draineur en chef général,
Composé d’une centaine de nutriments, dont une dizaine d’anti-oxydants,
Tu es un digne représentant de ces colons européens très résistants.

Anny Schneider, auteure, écologiste, herboriste et philosophe

Anny Schneider, auteure, écologiste, herboriste et philosophe

Dans ton omniprésence solaire, sur chacun de tes capitules
Tu ne portes pas moins de deux cents fleurs en ligules,
Qui, butinés pour leur nectar doré et leur pollen si convoités,
Deviendront parasol et akènes aux soies ailées,
Disséminés à la ronde abondamment,
Déplacés par le souffle du vent ou celui d’un enfant.

Tes jeunes feuilles délicieuses, très tôt au printemps,
Constituent une nourriture réjouissante, même cultivée maintenant,
Appréciée par les herbivores de tout type, universellement,
Sans oublier les biochimistes et herboristes
Éblouis par ton immense teneur en caroténoïdes et chlorophylle,
Et tes remarquables ratios de minéraux et  de pro-enzymes

Même ton latex amer mais purificateur, tiges comprises,
Est une arme éprouvée contre les verrues et les  virus,
Tes fleurs éclatantes, répliques d’étoiles d’or scintillantes,
Se mangent aussi en salade, saupoudrées parcimonieusement
Et se boivent en tisanes solaires ou en boissons enivrantes.
Bien connues dans les traditions du terroir, à redécouvrir absolument.

Tes racines invasives, à n’extraire pour la pérennité que partiellement,
Dans les friches lumineuses se sont démultipliées rapidement,
Et crues, à la vapeur ou en décoction, elles drainent,
Des reins, l’excès d’urate, de minéraux et d’acides inorganiques;
Comme son nom commun le dit, ses effets super diurétiques
Nous l’indiquent: «Ne buvez pas de pissenlit avant d’aller au lit! »

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 Tu sais par ailleurs, nettoyer les trop-pleins du foie des intestins,
Régulariser le sucre en même temps que l’énergie,
Ramener la pression au bon niveau et du  même coup,
Aider l’assimilation, la -digestion et ramener du bon sang,
Tu  sais même re synchroniser nos deux systèmes nerveux,
Celui de bas en haut et l’autre en périphérie…

Cher vaillant pissenlit, merci d’être aussi prolifique,
D’enchanter nos yeux autant que nos cœurs et esprits,
En plus d’éloigner nos maux, comme ton nom botanique le signifie :
Issu du Grec il signifie : « Taraxos » désordres et « Achos » : panacée, remède, ami.

Merci aussi d’annoncer, par tes champs lumineux d’allégresse,
Le retour de l’été et de nous rappeler, en force et beauté,
Que les simples sauvages, même les plus répandus ici,
Comme tes graines fertiles, bien plus utiles que les pelouses stériles empoisonnées,
Font partie des secrets les mieux gardés, prêts à être retransmis et abondamment disséminés!

herbanny@videotron.ca

Gamma Force vous offre un extrait concentré de racine de pissenlit à 480 mg par capsule équivalent à 4800 mg de racine de pissenlit.

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Soigner son foie : au printemps plus que jamais

Mercredi 15 avril 2009

Caractéristiques et nobles fonctions du foie

Le foie est un des organe les plus actifs de notre organisme car il remplit autour de 600 fonctions essentielles, certaines encore méconnues, mais il mérite certains égards et sinon des soins appropriés.

«Toute la mélancolie du monde vient d’un foie affligé » Avicenne, grand médecin arabe du X1ème siècle

«Toute la mélancolie du monde vient d’un foie affligé » Avicenne, grand médecin arabe du X1ème siècle

Et ce cher foie, lourd d’à peine 1,5 kg, filtre 1,5 litre de sang à chaque minute et remplit à lui seul les fonctions vitales de stockage, purification, production de bons gras, d’enzymes et d’anticorps, puis d’hormones, sans oublier de nombreuses vitamines et minéraux, libérés selon les besoins et demandes des systèmes connexes.

Quand il est déséquilibré, le foie le manifeste des manières suivantes : problèmes de peau divers (acné, eczéma, psoriasis), malaises digestifs : ballonnements, gaz, crampes, constipation ou diarrhée, difficulté de concentration, de sommeil et chutes d’énergie, anémie, hypercholestérolémie, troubles de la pression, manque d’énergie et migraines. Tous sont les signes les plus courants d’engorgement ou d’insuffisance hépatique.

En médecine chinoise, le printemps est la saison du foie-vésicule biliaire, qui est caractérisé par l’élément bois. C’est une saison où le « yang », comme la sève des plantes (et des êtres à sang chaud ?), est en mouvement ascendant et où son fonctionnement a un effet direct sur le sang, la chaleur répartie dans le corps et même le tonus musculaire.

Attention toutefois de ne pas se purger trop violemment, pour ne pas perdre sa chaleur à des périodes de grande variation comme le mois d’avril. Il faut toujours veiller à rester en homéostasie avec le monde extérieur pour ne pas perdre son équilibre !

Quand le foie est saturé, c’est la colère et la frustration qui se manifestent (excès de bile, personne bilieuse…). Aussi, le teint devient brouillé, la peau grasse et les yeux ternes et on ne digère plus ni  le gras ni l’alcool.
Quand il est en déficit, c’est l’apathie et la mélancolie qui s’installent. Les  aliments à  saveur acide stimulent l ‘excrétion de bile via les intestins et ceux à saveur amère en activent la production à la source.

Aliments nocifs pour le foie :

*Alcools sous toutes formes, café, charcuteries, jambon et toute viande grasse et transformée, fritures, gras hydrogénés ou transformés (ex : Cheez-weez), crème fraîche ou glacée, gâteaux, liqueurs et sucreries, croustilles et grignotines ordinaires du commerce.

Aliments bénéfiques pour le foie :    

*Légumes : artichauts, betteraves (feuilles aussi), carottes, céleri, choux, poireaux, radis et salades très vertes : chicorée, scarole, pissenlit (crus ou peu cuits)

*Céréales complètes, bio idéalement, comme base des repas : en flocons, farine, pain, pâtes, Ex : Avoine, blé, kamut, épeautre, quinoa, maïs, millet, orge, riz, sarrazin.

*Huiles de première pression à froid : carthame, lin, olive, huile de son de riz (crues en vinaigrette ou sur les légumes-vapeur par exemple) 2 cuillères à table par jour

*Fruits : frais, mûrs, pelés, de saison et seuls en collation : ananas, citrons en jus, figues, kakis, mangues, mandarines, poires, pommes douces, prunes, raisins.

*Protéines : jaunes œufs (oméga 3), viandes maigres : bison, bœuf, cheval, poulet, légumineuses germées ou bien cuites, tout ça  bio, autant que possible.

*Yogourt nature, fromages légers.

Suppléments bons pour le foie

#14 chardon_marieÀ prendre très ponctuellement, en cure brève et ajuster les doses selon vos réactions : diarrhées, reflux  (nous sommes tous de terrain et de sensibilité variés).

* Acide alpha–lipoique : dosage selon indications du fabricant, détoxiquant hépatique majeur.

* B lipotropiques : le trio biotine, choline, inositol combinés en comprimés : 400mgrs après le déjeuner et le souper (si bien tolérés)

* Lécithine de soya, en granules, fraîche : 1-2  cuil. à soupe après les repas importants.

 * Vitamine C, type ester C 600 mgrs 2x par jour.matin et midi.

* Chlorure ou sulfate de magnésium liquide, 100mg le matin et le soir

* Soufre, avec ou sans mélasse, en oligo-élément ou en poudre (cure brève)

*Gamma force (anti-cholestérol, lipotropiques, fluidifiants du sang et de la bile, solubilisants des mauvais gras)

Note : les suppléments se prennent après les repas tandis que les plantes se prennent en général avant.

Les meilleures plantes pour le foie : L’ail, l’artichaut, la camomille, le chardon-marie, la chélidoine, la chicorée, le gaillet, la gentiane, la menthe, le pissenlit, la réglisse ou encore le romarin sont toutes de bonnes amies du foie.

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Choisir de une à trois plantes en synergie, sélectionnées selon leurs caractéristiques et les vôtres aussi, idéalement en cure soutenue de 3 à 6 semaines d’affilée, en tisanes ou en teinture-mère composée. À prendre 2 ou 3 fois par jour avant les repas, en extrait, en teinture-mère ou en tisane, dans de l ‘eau ou du jus d’ananas, idéalement  en cure continue d’un mois minimum, pour des effets probants.

Le calme, la paix et la sérénité, l’humour et le respect de soi-même, de l’autre et de nos capacités, tout en préservant notre territoire, garderont également notre foie en bon état.

Les Chinois disent aussi que le foie est la Mère du sang et le siège du Moi, source de chaleur et de rayonnement personnel.

Prenez bien soin de votre foie, il vous le rendra au centuple !

Anny Schneider, auteure, écologiste, herboriste et philosophe

Anny Schneider, auteure, écologiste, herboriste et philosophe

 

 

 

herbanny@videotron.ca

 

 

 

 

 

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Le burn out : ses symptômes, ses conséquences et quelques trucs

Lundi 9 mars 2009

Le burn-out, maladie de civilisation…Le terme anglais « burn-out », encore  plus évocateur que celui de « dépression nerveuse », décrit un syndrome moderne de plus en plus répandu dans la société occidentale et il est largement passé dans le langage courant, tellement la maladie qu’il décrit est maintenant courante et même répertoriée dans le Codex Psychiatrique comme une pathologie, actuellement remboursée par la plupart des assureurs.

Faits, chiffres et évidences

Anny Schneider, auteure, écologiste, herboriste et philosophe

Anny Schneider, auteure, écologiste, herboriste et philosophe

Aujourd’hui au Québec, la fatigue et la dépression nerveuse touchent un travailleur en exercice sur trois en général, une sur deux quand il s’agit des mères au travail à l’extérieur et surtout entre l’âge de trente et cinquante-cinq  ans, summum de la vie active.

Au Japon, une ruche bourdonnante à la grandeur du pays et symbole absolu de l’ergomanie (obsession du travail) à l’extrême, six personnes sur dix se disent en permanence surmenés et il existe même un terme précis qualifiant l’épuisement professionnel, c’est le « Karoshi » qui tue en moyenne 1000 personnes par an, sans même compter les milliers de suicides dus aux échecs et tensions professionnelles (encore bien pire en ces temps de crise…).

Dans presque tous les pays d’Occident, l’épuisement physique et nerveux par excès de stress est devenu la première cause d’absentéisme et représente une des plus grande dépense  pour cause de perte de profit heure–travail-homme pour la plupart des entreprises, avec des records pour les plus performantes forcément, car c’est là que le niveau de pression psychologique est le plus élevé.

Autrement, ce sont les métiers de relation d’aide : travailleurs sociaux, en éducation et santé, là où les demandes sont démesurées face aux rétributions limitées, que le taux d’épuisement au travail est parmi les plus élevés.

Paradigmes généraux sur les déprimés nerveux :

Dans notre société, où tout se fait en accéléré, de l’hyperconsommation à l’informatique en passant par l’aviation et le réchauffement planétaire galopant, dans nos propres vies les stresseurs sont nombreux et inévitables, ce qui compte ; c’est notre capacité à répondre à notre mission, là où nous nous trouvons…

 Le burn-out vient de trop de stress (du grec strictus : crispé, oppressé, serré) accumulé depuis trop longtemps ou de trop de changements radicaux en trop peu de temps pour s’adapter. Pensez à l’échelle de Holmes sur les unités de changements de vie (U.C.V.) à plus de 300 en un an : point de rupture d’équilibre menant à la maladie (Divorce 100 UCV, mort d’un proche et maladie grave idem etc…) Quelle que soit sa cause, la dépression nerveuse peut avoir des effets fulgurants et des conséquences graves.

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N’oublions pas que la joie de vivre se mesure à notre niveau de satisfaction acquise avec un minimum d’efforts. Comme les petites joies, simples, multiples mais accessibles à celui qui sait les déguster : la fraîcheur flamboyante d’un lever de soleil en été, la beauté et le parfum d’une fleur épanouie à midi, un bon repas entre amis,  l’éclat de rire spontané d’une petite fille…

Les « burnés » sont  souvent des gens d’honneur, mais aussi de devoir et de contrôle qui répètent souvent : « il faut, il faudrait, je dois, j’ai promis… ». Ils ont beaucoup de mal à laisser couler la vie, à lâcher prise et être spontanés. Ils font souvent plusieurs choses à la fois, se projettent dans l’avenir longtemps à l’avance et vivent difficilement le moment présent.

Les signes et symptômes cliniques et réels du burn-out
Il existe autour de 100 symptômes, répertoriés dans le DPSM, d’épuisement nerveux pathologique, à 70% pour cent, on a atteint le seuil de rupture d’équilibre critique.

La simple fatigue se soigne normalement avec du repos, en  principe deux jours de repos ou 3 semaines de vacances aux six mois sont une bonne moyenne de récupération, mais ils sont largement insuffisants en cas de surmenage avancé et n’en viendront pas à bout. (Le trop de quelque chose entraîne toujours un manque d’autre chose… Sagesse populaire).

À force d’être épuisé, on devient de plus en plus irritable et de moins en moins sociable jusqu’à en perdre peu à peu le goût de recevoir et de sortir, et, dans les pires cas, on perd aussi l’appétit et on ne parvient plus à relaxer ses muscles tendus (fibromyalgie), même au repos.

Multiples solutions abstraites mais aussi matérielles, naturellement!
Comme dans toutes les pathologies chroniques les traitements les plus simples sont les plus efficaces : le premier est l’Amour et l’attention à soi, ainsi que celui reçu des autres, de nos amoureux à celui de thérapeutes bien choisis.

 Il y a aussi le temps, excellent maître qui vient à bout de tous les maux et le repos à satiété (jusqu’à ce qu’on ne soit plus du tout fatigué, en fait), la respiration consciente et tout ce qui est beau et bon : la nature, la nourriture de qualité, l’art et l’humour, de bons livres et la recherche de sens.

Solutions générales mais importantes pour régénérer nos nerfs fatigués :

-Méditer ou prier dans un état de relaxation-réceptivité, tous les jours à la même heure durant au moins 20 minutes, écoutez, re-sentez.

-Suivre une thérapie, avec des rencontres régulières et des devoirs réalistes.
-Apprendre à respirer en profondeur

-Travailler dehors ou faire de l’exercice à l’extérieur chaque jour (minimum 30 minutes)

-Fréquenter des gens inspirants, sereins et pleins d’humour

-Savoir poser ses limites et les respecter, apprendre à dire : NON!

-Tout faire pour bien dormir, se reposer souvent, même le jour.

-Prendre des bains au sel de mer gris.

-S’offrir de bons massages régulièrement

-Partir en voyage, sinon aller  vivre dans le bois au moins un mois, en bonne compagnie.

-En général, trouver les thérapeutes et les thérapies qui vous conviennent.

Remèdes concrets, chimiques et bio-chimiques

Un petit mot sur les remèdes chimiques de synthèse, ceux pour ralentir le rythme, forcer l’oubli et favoriser le lâcher–prise. Quitte à être anesthésié, indifférent, sans plus d’appétit alimentaire ou sexuel. Les antidépresseurs, barbituriques et autres hypnotiques sont toujours à double tranchant, mais peuvent servir de béquilles temporaires et même sauver des vies dans les cas extrêmes. Il faut néanmoins  en user  à très petite dose et trouver la bonne sorte.

thym-en-fleurQuelques plantes et élixirs suggérés qui peuvent vous aider : Le 5 HTP en comprimés (Griffonia simplicifolia), un des meilleurs substituts non abrutissant d’anti-dépresseur. Le jour, pour recharger les surrénales : l’astragale, le ginseng sibérien et la réglisse. Aussi en tisane entre les repas, les reminéralisantes, comme camomille, ortie et pissenlit m’ont fait du bien. Le soir en tisane ou en  teinture-mère: valériane, houblon et scutellaire aident à retrouver un sommeil profond et durable. Les élixirs suggérés sont : le cœur saignant (consolation et compréhension, pardon), de la Rose trémière (Douceur et vigueur), du Thym (Protecteur et purificateur), du Lys Jaune (Joie et noblesse) et  de la rhubarbe (mort et renaissance).

Quelques suppléments salutaires : La levure de bière  Bjäst pour du B complex assimilable, des hautes doses de calcium et magnésium du cycle de Krebs (Jamieson ou Nu-Life), les acides gras essentiels en haute dose (Huile UDO et/ ou Onagre plus Huile de lin Orphée). Le top étant concentré dans ce cher Gamma Force, l’huile de son de riz enrichie en gamma oryzanol ajouté, le nec plus ultra des bons gras!

Amour, gratitude et sérénité pour vous, notre chère Terre-Mère, si patiente, et à toutes les âmes bienveillantes de l’univers!

herbanny@videotron.ca

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DÉPRESSION : remèdes naturels à la déprime hivernale

Mercredi 21 janvier 2009

Nous vivons dans un pays nordique où l’hiver est très long et où la plupart d’entre nous sommes affectés par le manque de chaleur et de lumière. Pire encore, plusieurs seront affligés de ce syndrome maintenant reconnu scientifiquement et nommé : dépression saisonnière.

Constats et solutions pratiques

Anny Schneider, auteure, écologiste, herboriste et philosophe

Anny Schneider, auteure, écologiste, herboriste et philosophe

Au Québec, durant au moins quatre mois, le soleil se fait rare et son absence expose les plus vulnérables d’entre nous à un déficit évident de joie de vivre et de  vitalité, et éventuellement exposés à une carence en vitamine D et de calcium.

La première solution est simple pourtant : aller jouer dehors régulièrement!
Le froid redoutable et les chemins glissants empêchent beaucoup de gens d’aller à l’extérieur : les arthritiques sévères, les asthmatiques, les cardiaques et les handicapés, pour ne citer que ceux-là, les plus à risque d’être affectés par el S.A.D (de l’anglais : Seasonal affective disorder). Toutes ces personnes, souvent des aînés  déjà  hypothéqués, se privent parfois pendant des mois entiers, de la lumière solaire directe et, tôt ou tard, elles en subissent les conséquences. Le plus souvent, c’est d’abord le moral qui est touché, notre système nerveux étant le premier lieu de contact et de perception du monde extérieur.

Pourtant, même l’éclat de la neige immaculée compense en quelque sorte, le manque d’ensoleillement du ciel de janvier. Et qui ne peut aller dehors au moins quelques minutes par jour, idéalement autour de midi, dans une rue ou un parc voisin, soutenu par un bras amical, sinon rassuré par une canne ou de bons crampons?

Plus fondamentalement, on constate  et on reconnaît de plus en plus clairement,  l’influence directe de la lumière solaire sur le système glandulaire, et plus particulièrement sur le duo hypothalamus-épiphyse. En effet, la science déchiffre de mieux en mieux le mécanisme de relance en circuit fermé,  qu’est la danse des hormones et des neurotransmetteurs, tous  influencés par les cycles hormonaux et  la lumière ambiante sans négliger le pouvoir des pensées et des émotions.

On fait aussi de plus en plus nettement les liens avec certains acides aminés (gaba, théanine, thyrosine et tryptophane), les minéraux (calcium magnésium, fer et zinc) et les vitamines
( surtout la B6 et  B12), qui travaillent en équipe pour nous garantir un niveau suffisant de sérotonine, l’hormone de la sérénité, elle-même précurseur de la mélatonine normalement produite par l’épiphyse, dont nous avons absolument besoin pour être heureux et serein, mais aussi pour réussir à relaxer et à  bien dormir après.

À la rescousse de la déprime, un concentré qui a fait ses preuves :

Parfois la ménopause tourmente les dames au point d’en  perdre le sommeil, et l’huile de son de riz Gamma force vous aidera à réguler votre système glandulaire et le réseau hypothalamus-épiphyse  et  même,  par un effet de balancier biochimique, à harmoniser les sécrétions de gaba-noradrénaline-sérotonine,  et même à inhiber naturellement la FSH. Il est prouvé, que quand on est bien reposé, on a plus d’énergie et d’enthousiasme pour entreprendre des activités, y compris extérieures. L’exercice est un inducteur important d’une bonne densité osseuse, d’autant plus chez les boomers, les dames surtout, beaucoup plus à risque d’ostéoporose. Il est évident que l’exercice physique régulier aide à la régénération osseuse, sans oublier la flexibilité articulaire.

Là encore, le Gamma-force agit comme un lubrifiant naturel en « huilant les charnières » et également par ses propriétés anti-inflammatoires.
Mieux encore, en nourrissant directement les enveloppes cellulaires, y compris la peau, il aide, via le bon cholestérol, à capter le cholécalciférol, autre nom de la meilleure forme disponible de vitamine D.
Comme quoi, dans un corps en bonne santé, tout est relié et contribue au bien de l’ensemble !  Ainsi, chaque jour de notre vie, d’autant plus à notre maturité d’âge et plus encore l’hiver pour mieux nous réchauffer, restons actifs et en mouvement! Si nous  entretenons consciemment  un certain équilibre, la santé et la joie de vivre, du dedans et du dehors, à condition que nous y mettions aussi du nôtre, en laissant entrer et aussi sortir la lumière de notre être!

Autres outils concrets pour augmenter les bons neuro-transmetteurs

 *Augmenter  la luminosité, surtout le matin et le soir, y compris dans notre espace par  la  luminothérapie, induite avec des ampoules ou des lampes de chevet spéciales, sinon par des séances de photothérapie et \ou dans des salons de bronzage sécuritaires ….

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*Consommer des aliments riches en carotènes en flavonoïdes et en enzymes : fruits et légumes très colorés gorgés du soleil de l’été et du sud

* Rechercher les aliments riches en tryptophanes, acide aminé  inducteur de sérotonine : œufs, dinde, graines de citrouille, laitages, soya, algues bleu-vert, levure alimentaire

* Boire des tisanes de fleurs euphorisantes, surtout le soir; achillée, bétoine, brunelle, calendule, camomille, millepertuis, rose.
Choisissez autant que possible des plantes de qualité, de culture locale et certifiées bio, évidemment!

Note importante :

Pour les cas plus sérieux de dépression aiguë, mais non médicamentée : prenez des extraits de Millepertuis Hypericum perfoliatum ou de Griffonia simplicifolia, appelée aussi 5HTP (en dose de 50 à 250 mg en magasin naturel et/ou en pharmacie) ou encore, notre tranquillisant nordique, l’orpin de l’Arctique, le Rhodiola rosea.

Note importante :

Ne faites pas de mélanges produits naturels et pharmaceutiques, parfois incompatibles, consultez éventuellement un bon herboriste-naturopathe qualifié ou un pharmacien avisé en la matière!

En externe, utilisez des huiles essentielles de conifères faites au Québec, en friction locale, soit  sur le troisième œil, les surrénales, le larynx et/ou les poignets.

aliksir_pruche-150x150-Épinette noire : anti-dépresseur, anti-mucus et allergies
-Pruche : rassurante, maternante, immunostimulante
-Sapin baumier : tonique général, euphorisant pectoral et relaxant musculaire, etc.

 

 

Attitudes positives contre la dépression, saisonnière ou pas :

*Méditer et/ou prier régulièrement au moins quelques minutes par jour, à heure fixe si possible. Ramener le calme au plus profond de nous en se branchant, selon nos croyances sur Dieu, Bouddha, le prâna ou la source, toujours bénéfique, que ce soit pour l’âme, le corps et l’esprit.

*Rester allumé et curieux, ne pas cesser de s’émerveiller, se tenir occupé, rire souvent, communiquer avec les autres. (Il est prouvé que faire plaisir à l’autre augmente d’avantage le taux de sérotonine que se contenter soi-même!).

*Aimer la vie et ses semblables. Ne pas se comparer, nourrir la gratitude plutôt que la frustration.

* Cultiver l’amour, toujours l’amour, qu’on soit seul (e) ou pas, nous sommes tous en lien par la pensée et le cœur avec l’univers entier!

herbanny@videotron.ca

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Mon beau sapin Roi des forêts : historique et vertus du sapin

Vendredi 19 décembre 2008
Anny Schneider, auteure, écologiste, herboriste et philosophe

Anny Schneider, auteure, écologiste, herboriste et philosophe

Le sapin de Noël garni de lumières, remonte à une tradition Babylonienne d’il y a 5000 ans où on vénérait un cèdre garni des fruits et fleurs de l’année, pour s’attirer la prospérité pour celle à venir. En Europe, ce sont les Protestants alsaciens qui les premiers ont introduit à Noël un sapin garni de lumières et de pommes rouges dans les églises. Ce sont eux et les Allemands immigrés en Amérique du Nord qui ont importé cette tradition ici.

L’expression très québécoise « se faire passer un sapin »  a trois sens possibles

1 : Se faire vendre du bois de sapin, qui fissure au séchage, pour du bois  d’épinette, beaucoup plus résistant

2 : Se faire vendre une épinette pour un sapin de Noël (plus courant en ville

3 : Sentir le sapin » signifie être proche de sa mort, car les cercueils étaient surtout faits en bois de sapin.

Vertus thérapeutiques :

Les Amérindiens utilisent depuis toujours le sapin pour de multiples usages: les branches comme litière chasse-insectes, comme tapis du sauna amérindien, les rameaux en tisane, en fumée purificatrice et la gomme comme colle pour le teepee , comme diachylon sur les plaies, comme remède contre la toux, contre les cystites ou infections de la vessie, sans oublier comme vermifuge contre les parasites intestinaux.

Ce sont les Amérindiens qui ont enseigné aux colons les vertus du sapin baumier et, très vite les Jésuites l’envoyaient en Europe à la tonne comme remède contre la tuberculose. Même le plus gros distributeur de gomme de sapin du Québec, Mr. Fortin de Baie-St-Paul, m’a confié qu’il s’était inspiré du savoir de Mr.Robertson de Pointe bleue, ancien Grand chef Montagnais, dont la fille est mon estimée amie.

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Depuis deux siècles on exporte la gomme de notre sapin baumier du Québec, dans le monde entier, aussi comme diluant à peinture, comme vernis pour les instruments de musique et même comme matière première des lentilles pour les outils de précision optique.

Le plus gros collecteur distributeur en exporte toujours dans le monde entier, l’huile essentielle de baume du Canada aussi est très renommée pour sa qualité et ses spécificités, on vient même d’y découvrir une molécule particulière, l’alpha humulène, qui combattrait les tumeurs cancéreuses (sans oublier les vitamine A et vitamine C, l’acide abiétique, les mucilages et terpènes de l’huile essentielle riche en acétate de bornyle, alpha et bêta-pinène et en limonène, entre autres.)

Utilisations diverses :

On peut manger crues les jeunes pousses terminales du printemps, les faire bouillir trois minutes en décoction (une cuillère à thé par tasse) ou séchée pour les tisanes  aux vertus antigrippales, pectorales, digestives et calmantes).

On peut aussi utiliser les rameaux de votre sapin de Noël (2-3 grammes par tasse ou 10 rangées d’aiguilles) bouillies en tisane comme tonique général, laxatif modéré et pectoral (toux, bronchite)

On peut faire brûler une branche comme encens ou les aiguilles séchées sur du charbon (attention aux étincelles!) ou en laisser une branche verte dans sur la sortie d’air chaud dans l’auto pour la parfumer, sinon en coudre dans une pochette de tissu fin, pas mal mieux que les petits sapins en carton, à renouveler chaque mois pour plus d’arôme.

Faire bouillir une bonne branche (150 grammes) dans un gros chaudron de quatre litres d’eau pour embaumer la maison avant les veillées ou en cas de grippe, dégager les sinus et poumons et on peut aussi l’ajouter au bain pour ses effets calmants, antisudorifiques, expectorants et relaxants).

resineLa gomme -résine de sapin -, comme l’huile essentielle d’ailleurs, aide à supprimer l’envie de fumer et nettoie les poumons, désinfecte les plaies et supprime les verrues, est laxative et vermifuge, calme les nerfs et fortifie les glandes surrénales, désodorise l’air et la sueur, aide à protéger les poumons contre la pollution et favorise le sommeil.

Elle s’utilise pure ou pur diluée dans l’alcool ou l’huile, les deux solvants de la gomme sinon en interne en gélule, il faut la prendre après les repas car elle peut être indigeste.

La gomme -résine de sapin- se recueille avec un picoué ou gommeur et se retrouve, outre les anciennes forêts, commercialisée dans les magasins de produits naturels ou en pharmacies sous diverses formes : pure, en gélules, en sirop, bonbons, onguents etc…

Conclusion :

Le sapin est l’arbre le plus utile et vénérable de nos contrées nordiques. Il mérite bien son titre de « roi des forêts » et se doit d’être protégé, surtout les adultes semenciers, de plus en plus rares et menacés, comme hélas nos plus vieilles forêts!

Anny Schneider, auteure, écologiste, herboriste et philosophe
herbanny@videotron.ca

Rhume, grippe, virus et autres intrus : savoir protéger notre territoire

Lundi 1 décembre 2008

Cette fin novembre, avec ses bourrasques de vents glaciales, nous ont rappelé avec vigueur que : « Notre pays, c’est l’hiver…. » mais puisque nous y  vivons,   pour le pire et le meilleur,   autant nous blinder pour passer à travers,   sans trop nous laisser écorcher.

Prévenir vaut mieux que guérir…

Anny Schneider, auteure, écologiste, herboriste et philosophe

Anny Schneider, auteure, écologiste, herboriste et philosophe

En naturopathie, nous connaissons tous cet adage de Claude Bernard : « Le microbe n’est rien, le terrain est tout ». Qui n’a pas vérifié dans sa propre vie, que c’est quand on est vraiment épuisé ou irrité,   qu’on attrape tous les virus ou bactéries qui passent, rarement quand on est joyeux, positif et en parfait équilibre avec ses choix?

Qu’il s’agisse d’ une grippe ou une maladie plus grave comme la mononucléose , c’est quand on est dans un état de défensive continuelle, qu’on épuise ses réserves immunologiques et qu’on laisse s’installer la maladie, néanmoins parfois le seul moyen de nous freiner et nous inciter à prendre une pause salutaire et à remettre en question la pertinence de nos choix de vie.

Le Stress, un irritant majeur

Toujours pertinente est la vision du Professeur Selye, l’inventeur même de la notion de Stress et ses conséquences sur la santé. Dans son ensemble, le syndrome de stress, ou syndrome général d’adaptation (S.G.A.) évolue selon trois stades successifs : 1) La « réaction d’alarme » pendant laquelle les forces de défense sont mobilisées; 2) Le « stade de résistance » qui reflète la complète adaptation à l’agent « stressant« ; 3) Le « stade d’épuisement, » qui suit inexorablement pourvu que l’agent stressant soit assez puissant et agisse assez longtemps, le pouvoir d’adaptation d’un être vivant étant toujours limité »
Hans Selye, « Du rêve à la découverte », Éditions de La Presse, 1973
 
Modes de vie à réviser

Dans nos vies, tout fonctionne de cause à effet, ainsi,  si par exemple, vous travaillez systématiquement de longues heures, figé devant votre  ordinateur, enfermé dans un bureau parfois bruyant dont les fenêtres ne s’ouvrent pas, en prime avec un chef fatiguant qui vous harcèle constamment, vous êtes mal parti coté équilibre nerveux. Ajoutez à cela, un téléphone qui ne dérougit pas et des délais de plus en plus courts à respecter, très courants  à notre ère électronique où tout est accéléré, et une menace de fermeture de votre succursale, vous avez là les ingrédients de base parfaits pour miner  votre système nerveux et immunitaire.

Par ailleurs, situez le tout dans un contexte urbain et un quartier de tours à bureaux bétonnés qui n’incitent pas à une promenade bienfaisante à midi, où la plupart choisissent d’engloutir debout, à la cafétéria, un menu express, suivi de café fort et de sucreries immunodépresseurs, vous avez là le cocktail parfait pour épaissir les liquides circulants comme le sang et la lymphe et préparer un beau lit accueillant à tous les virus et « bibittes » qui passent par là. Ajoutez à ça, des soirées mornes où le conjoint est absent,   car il travaille trop lui aussi, les nombreuses demandes des enfants, les soucis des nombreux comptes à payer et la fatigue de la journée, Ouf ! Épuisement oblige, on cuisine un repas surgelé peu vitaminé sorti du micro-ondes,   pour finir écrasé dans son sofa pour  une veillée tardive devant un programme insipide de la télévision et  des grignotines malsaines, ainsi, tout y est  pour passer une mauvaise nuit.

Les soucis, qu’ils sont affectifs, financiers ou professionnels sont les premières causes de tourments et d’insomnie, désagréments que connaissent un nombre croissant d’individus, encore plus répandus lors des crises économiques et l’incertitude qu’elles suscitent.

Prendre les moyens de surmonter les crises

Si je peux d’ors et déjà, prédire que la plupart d’entre nous en seront affectés, je suis également persuadée que les plus sages et que ceux qui sont en meilleure santé les surmonteront beaucoup plus aisément, car ce n’est pas d’hier que nous pratiquons la simplicité volontaire et la solidarité en action !

Ainsi, encore et toujours, prenez soin d e votre corps qui sera ainsi,   le fidèle serviteur de votre esprit, sinon au cas contraire, par les signaux de douleur qu’il vous enverra, il deviendra un mauvais maître. Comme disait le grand philosophe français qu’était Voltaire : « Apprenez qu’il n’y a point de panacée dans la nature,   mais que l’on se porte toujours bien avec de l’exercice régulier et de la sobriété ».

Outils concrets

Néanmoins, aujourd’hui  en Amérique du Nord, très rares sont ceux qui peuvent se permettre le luxe se contenter de vivre en obéissant simplement à leur nature à leur désirs,et  encore moins nombreux ceux qui parviennent à produire eux-mêmes toute leur nourriture. Par conséquent, donc nous devons avoir recours aux épiceries à des adjuvants et des concentrés protecteurs trouvés à notre magasin naturel favori.

thym-en-fleur-150x150Bien sûr, pour prévenir les virus de la grippe et d’autres encore, les plantes immunostimulantes suivantes ont largement fait leurs preuves, à choisir selon votre terrain et tempérament : l’ail, l’astragale, le ginseng américain, l’échinacée, l’hydraste, le sureau et le thym, mes championnes toutes catégories. Elles sont particulièrement reconnues contre les attaques virales saisonnières, plus nombreuses en hiver, à cause du manque d’air pur, de vitamines et d’enzymes frais, présents seulement quand on respecte les règles d’une bonne alimentation : fraîche, vivante, verte et variée…

Les vitamines A, C et E le sélénium, le cuivre et le Zinc sont les suppléments protecteurs immunitaires majeurs, surtout présents dans les légumes céréales, huiles et graines fraîches.

Des changements par la bonne huile…

Je conclus cette analyse sommaire, en évoquant le meilleur liant et régénérant cellulaire, découvert ou plutôt redécouvert tout récemment.

J’ai parlé de GAMMA FORCE et du gamma-oryzanol, concentré dans l’huile de son de riz, la plus biocompatible avec le corps humain, ramenant l’équilibre dans l ‘organisme tout  entier, particulièrement utile pour régénérer les parois cellulaires aux endroits stratégiques d’échanges cellulaires majeurs. Effectivement, dans le corps humain tout : « baigne dans l’huile », que ce soient les cellules elles-mêmes celles de la peau qui est liposoluble, la lymphe qui justement,  charrie tous les globules blancs défensifs, ainsi que les glandes, ces  amas concentrés de gras de réserve « intelligents » qui produisent toutes les hormones. N’oublions pas cette précieuse première ligne et barrière de protection que sont les muqueuses internes, qu’elles soient digestives ou pulmonaires et même circulatoires, du cœur aux artères, des veines aux capillaires, tous des agents de liaison au service de la magnifique œuvre de chair qu’est le corps humain, à l’origine, tout à fait parfait !

Bref, une fois de plus, sans dénigrer les autres alliés du système immunitaire,  je peux affirmer que le riz est la céréale la plus noble et la plus précieuse du monde et que son son et son huile en sont la meilleure partie, fort utile pour protéger notre plus important territoire.

Anny Schneider, auteure, écologiste, herboriste et philosophe
herbanny@videotron.ca

La ménopause, un tournant mouvementé vers la maturité

Mercredi 12 novembre 2008

Rares sont les quinquagénaires qui échappent à cette révolution physiologique bouleversante qu’est la ménopause située à l’autre pôle de la puberté, mais pour la plupart d’entre nous, elle n’en est pas moins éprouvante.

Anny Schneider, auteure, écologiste, herboriste et philosophe

Anny Schneider, auteure, écologiste, herboriste et philosophe

Même si le phénomène est vieux comme l’humanité, ce n’est qu’au XIXème siècle que le médecin de Napoléon lll appela le phénomène « méno-spausie », ce qui signifiait simplement : arrêt des menstruations.

Fascinants mécanismes physiologiques

Que se passe-t-il précisément dans notre si fascinante machine qu’est le corps, et  qui expliquerait  tous ces bouleversements?

À la puberté, variable selon l’alimentation et la génétique familiale, l’hypophyse antérieure,  stimulée par l’hypothalamus,  commence la production de l’hormone FSH dite gonadotrope ou folliculo-stimulante. Celle-ci ordonne aux ovaires de libérer un ovule, parmi les 400 à 500 libérés en une vie, et ce chaque mois,  précisément lors de ce qu’on appelle l’ovulation. La LH est l’autre hormone hypophysaire qui est libérée en complément et qui stimule la fabrication de progestérone, importante pour la maturation de l’ovule et même chez l’homme, des testicules.

Pendant les années de fertilité, les ovaires stimulés par l’hypophyse  fabriquent et libèrent trois formes d’oestrogènes : l’oestrone, l’oestradiol et de l’oestriol, surtout au début du cycle puis de la progestérone, qui toutes chutent jusqu’aux menstruations, s’il n’y a pas eu fécondation. Comme ces cycles fonctionnent en mode rétroaction cyclique, ou encore  de feed-back positif,   durant trente-cinq ans de nos vies de femmes fertiles, l’hypothalamus prend du temps à saisir  la fin du mécanisme. Ainsi, il s’affole et « tourne dans le beurre » en produisant jusqu’à vingt fois la quantité d’hormones gonadotropes, sans doute les principales responsables des bouffées de chaleur. Quand on sait qu’hormone vient d’hormonos qui signifie : je stimule » et oestrogènes du grec  oestrus  qui signifie « frénésie », on comprendra un peu mieux certaines attitudes étranges des femmes, comme de certains hommes d’ailleurs, durant leurs pires phases de transitions hormonales mouvementées. Saviez-vous  que les femmes ménopausées ont, durant plusieurs mois parfois, un taux de progestérone similaire à celui de l ‘ovulation?  Sachez en profiter, messieurs!

Solutions simples et naturelles

 Les solutions résident dans les mécanismes eux-mêmes, quand les ovaires ou même les testicules ne stockent plus les hormones, que se passe-t-il ? On les retrouve indifféremment répartis surtout dans les surrénales et en général dans les tissus gras accumulés mais encore plus ceux circulants. Aussi, il est essentiel que le foie fasse bien son travail de répartiteur, donc le ménager en évitant tous ses irritants (alcool, épices, mauvais gras, sucres raffinés) et en favorisant la genèse de bon cholestérol, une autre source de bonnes hormones.

Il est conseillé bien sûr de manger beaucoup de légumes verts, des protéines saines (œufs Omega, poissons, tofu) et de consommer surtout de bons gras polyinsaturés : huile canola, carthame, lin, tournesol ou soya). Recherchez aussi les sources d eclacium assimilables : amandes, choux, laitages maigres. N’oubliez pas   de boire beaucoup d’eau pure ou bien sûr de bonnes tisanes rafraîchissantes (même froides), dépuratives et  calmantes hormono-sympathiques qui soulagent bien des désagréments connexes.

Bien sûr qu’une bonne attitude psychologique aussi, atténuera bien des malaises de ces années de transition  : se faire de la bile échauffe le sang, vivre trop de stress également, et la ménopause est une période à haut risque  reconnu de Burn-out.  À nous de retrouver les bénéfices de la lenteur et de nous permettre des pauses plus durables et fréquentes, bénéfices de la sagesse inhérente à la maturité, qui se débarrasse peu à peu des futilités et des  inutiles agitations.

Expérience d’herboriste ménopausée

Moi qui suis herboriste et conseillère en produits de santé naturels depuis trente ans, également en ménopause depuis peu, je peux attester que moi-même et mes patientes ont vécu une  ménopause tout à fait tolérable grâce à certaines plantes en teinture-mère ou en tisanes, simples et accessibles, en nature sinon en herboristerie. Toutes celles-ci ont fait leurs preuves : l’achillée, l’agripaume, l’astragale, le chardon marie, la mélisse, le pissenlit et la sauge, chacune prise selon ses spécificités et celles de nos systèmes, tous  particuliers.

Néanmoins et c’est pour cela que j’en témoigne publiquement, ce qui m’a le plus soulagé et permis de retrouver le sommeil profond de mes nuits d’avant, et d’atténuer des trois quarts les fréquences et intensité de bouffées de chaleur en un mois à peine : c’est GAMMA FORCE, l’Huile de son de riz enrichie de gamma–oryzanol. En période intense , souvent pires aux moments de dépense énergétique accrue, j’en prend une cuillère à table le matin et le soir, en temps normal une seule le soir suffit.

Pas étonnant, que le corps y réponde si bien, quand on connaît ses effets adaptogènes, autant sur les mécanismes hypophysaires et nerveux, que ses effets bénéfiques sur le foie et le système circulatoire en général!
(Voir plus de détails sur http://www.gammaforce.ca/FR/produits.php  )

Pas étonnant non plus que les Japonaises, consommatrices quotidiennes de riz complet et de soya, n’aient même pas dans leur langue d’équivalent au terme « ménopause ».

À nous de tirer les meilleures leçons de cette inévitable phase de transition vers l’acceptation dans la mutation inévitable de l’être humain, vers une période où les choix du cœur et de l’esprit dominent avec plus de mesure ceux du corps, outil docile de nos actions et priorités!

Anny Schneider, auteure, écologiste, herboriste et philosophe
herbanny@videotron.ca