Gammaforce

Articles taggés avec ‘Flash Santé’

RECETTE THÉRAPEUTIQUE #5 POUR COELIAQUES: Crème de carottes et d’amandes aux pommes

Lundi 10 août 2009

Les pommes ont entre autres des propriétés laxatives et anti diarrhéiques, tandis que les carottes sont efficaces contre la diarrhée. Quant aux amandes, elles sont une bonne source de magnésium et de calcium, 2 minéraux importants dont les personnes atteintes de la maladie de cœliaque sont souvent carencées.

Samir Tidjani, Chef, consultant en alimentation santé et conférencier

Samir Tidjani, Chef, consultant en alimentation santé et conférencier

RECETTE THÉRAPEUTIQUE POUR CŒLIAQUES :

Crème de carottes et d’amandes aux pommes:

1 portion

Ingrédients

2 carottes de moyenne grosseur en dés
4 branches de céleris en dés
1 pomme
Eau de source au besoin
Sel de mer au goût
2 c.à.soupe (30 ml) de beurre d’amandes

Méthode

1- Passer les carottes les céleris et la pomme grossièrement coupée, au robot très finement

2- Transvider dans un mélangeur, ajouter le beurre d’amandes, et assez d’eau pour permettre le travail du mélangeur

3- Mélanger à haute vitesse et consommer aussitôt.

4- Si on doit conserver cette boisson un certain temps au réfrigérateur, on peut filtrer cette boisson, car sans les fibres, la fermentation est ralentie

Utilisation

Vous pouvez remplacer le beurre d’amandes par du beurre de noisettes, de cachou  ou de sésame. Le plus surprenant c’est que ces 3 autres beurres de noix, donnent un excellent résultat

Bon appétit!

________________________________________________________

Découvrez d’autres recettes  pour cœliaque du Chef Samir Tidjani de l’École Globe-Traiteur:

Recette No 1 : Crème de tomates  à l’amarante

Recette No 2 : Fettucines aux pleurotes, jicama et à la crème d’amandes

Recette No 3 : Feuilles de vigne farcies au riz sauvage

Recette No 4 : Salade repas aux artichauts

________________________________________________________

Les recettes thérapeutiques sont une conception du Chef Samir Tidjani de l’École Globe-Traiteur. Toutes les recettes qu’il présente dans Flash Santé ont des propriétés préventives ou curatives. Elles vous sont offertes dans le but de favoriser la santé. Cependant, elles ne remplacent pas les conseils de votre médecin.

________________________________________________________

Participez aux Conférences Nutricuisine avec le chef Samir Tidjani

Information : Nutricuisine

________________________________________________________

Les fraises : un régal succulent et nutritif

Vendredi 24 juillet 2009

Connue depuis l’Antiquité, aujourd’hui la fraise est un fruit très répandu partout dans le monde.

Jean-Guy Bernard, conseiller en nutrition sportive et en alimentation saine

Jean-Guy Bernard, conseiller en nutrition sportive et en alimentation saine

Le fraisier des bois est l’ancêtre de la fraise de culture que nous connaissons aujourd’hui. C’est le Français botaniste du nom de François Amédée Frézier qui croisa en 1714 deux variétés de fraises des bois afin d’obtenir les grosses fraises charnues que nous connaissons aujourd’hui. Depuis ce premier croisement, on a développé partout à travers le monde plus de 600 variétés de fraises juteuses, sucrées, parfumées et acides.

Le mot fraise vient du latin fragum signifiant parfum. Très estimée des Romains, qui louangeaient ses vertus thérapeutiques, la fraise nous a toujours charmé par sa saveur délicieuse. Faible en calories et en matières grasses, on peut très bien la qualifier de fruit minceur. Sa teneur en eau la rend rafraîchissante et sa chair sucrée et juteuse est un plaisir pour le palais. Les fraises contiennent 30 calories par 100 grammes. Elle a des propriétés dépuratives, diurétiques et astringentes.

Les fraises sont une solution délicieuse dans le cadre d’une bonne alimentation santé et équilibré. Ce fruit est riche en vitamine C (de 40 à 90 mg par 100 g.) et fournie une bonne quantité de vitamine du complexe B et de potassium ainsi que trois puissants antioxydants, l’acide ellagique, la quercétine et de l’anthocyanine, autre phytosubstance qui protège contre les cardiopathies en inhibant la synthèse du cholestérol.

#20 fraise-succulenteServez-les de préférence le jour même de l’achat, car plus la fraise sera consommée rapidement après la cueillette, plus elle sera riche en vitamine C. On peut les incorporer à des flocons d’avoine ou les associer à d’autres fruits délicieux tels que les bleuets et les framboises ou encore préparer un délicieux breuvage en ajoutant au mélangeur tous les ingrédients suivant : 15 ml d’huile de son de riz Horizon, une banane, 10 grosses fraises bien juteuses, ½ c. à thé stévia en poudre (herbe sucrée naturelle qui est 45 fois plus sucrée que le sucre de table) et selon la texture désirée, plus ou moins 250ml de lait végétal ou animal.

Bonne Santé à tous !

_______________________________________________________

Lisez d’autres articles intéressants de Jean-Guy Bernard sur Flash Santé :

Les vertus antioxydantes du thé

Diminuez vos allergies avec la quercétine

________________________________________________________

Hommage au Seigneur Pissenlit

Lundi 8 juin 2009

Oh toi, merveilleux ambassadeur de la famille des Astéracées :
Généreux, lumineux et prolifique astre végétal,
Symbole d’ouverture, d’abondance et de gaieté,
Tu mérites bien ton titre de draineur en chef général,
Composé d’une centaine de nutriments, dont une dizaine d’anti-oxydants,
Tu es un digne représentant de ces colons européens très résistants.

Anny Schneider, auteure, écologiste, herboriste et philosophe

Anny Schneider, auteure, écologiste, herboriste et philosophe

Dans ton omniprésence solaire, sur chacun de tes capitules
Tu ne portes pas moins de deux cents fleurs en ligules,
Qui, butinés pour leur nectar doré et leur pollen si convoités,
Deviendront parasol et akènes aux soies ailées,
Disséminés à la ronde abondamment,
Déplacés par le souffle du vent ou celui d’un enfant.

Tes jeunes feuilles délicieuses, très tôt au printemps,
Constituent une nourriture réjouissante, même cultivée maintenant,
Appréciée par les herbivores de tout type, universellement,
Sans oublier les biochimistes et herboristes
Éblouis par ton immense teneur en caroténoïdes et chlorophylle,
Et tes remarquables ratios de minéraux et  de pro-enzymes

Même ton latex amer mais purificateur, tiges comprises,
Est une arme éprouvée contre les verrues et les  virus,
Tes fleurs éclatantes, répliques d’étoiles d’or scintillantes,
Se mangent aussi en salade, saupoudrées parcimonieusement
Et se boivent en tisanes solaires ou en boissons enivrantes.
Bien connues dans les traditions du terroir, à redécouvrir absolument.

Tes racines invasives, à n’extraire pour la pérennité que partiellement,
Dans les friches lumineuses se sont démultipliées rapidement,
Et crues, à la vapeur ou en décoction, elles drainent,
Des reins, l’excès d’urate, de minéraux et d’acides inorganiques;
Comme son nom commun le dit, ses effets super diurétiques
Nous l’indiquent: «Ne buvez pas de pissenlit avant d’aller au lit! »

exemple-4

 Tu sais par ailleurs, nettoyer les trop-pleins du foie des intestins,
Régulariser le sucre en même temps que l’énergie,
Ramener la pression au bon niveau et du  même coup,
Aider l’assimilation, la -digestion et ramener du bon sang,
Tu  sais même re synchroniser nos deux systèmes nerveux,
Celui de bas en haut et l’autre en périphérie…

Cher vaillant pissenlit, merci d’être aussi prolifique,
D’enchanter nos yeux autant que nos cœurs et esprits,
En plus d’éloigner nos maux, comme ton nom botanique le signifie :
Issu du Grec il signifie : « Taraxos » désordres et « Achos » : panacée, remède, ami.

Merci aussi d’annoncer, par tes champs lumineux d’allégresse,
Le retour de l’été et de nous rappeler, en force et beauté,
Que les simples sauvages, même les plus répandus ici,
Comme tes graines fertiles, bien plus utiles que les pelouses stériles empoisonnées,
Font partie des secrets les mieux gardés, prêts à être retransmis et abondamment disséminés!

herbanny@videotron.ca

Gamma Force vous offre un extrait concentré de racine de pissenlit à 480 mg par capsule équivalent à 4800 mg de racine de pissenlit.

________________________________________________________

IMPORTANCE DES ALIMENTS DANS L’ALIMENTATION ET LA GUERISON

Lundi 4 mai 2009

Nutriments absorbés vs nutriments assimilés

Les systèmes digestifs de deux personnes transforment un même repas (une même quantité d’aliments) en deux quantités de nutriments différentes dans leur circulation sanguine. Cela veut dire que la quantité de substances nutritives et protectrices qui se retrouve dans la circulation sanguine, après un même repas, sera différente d’une personne à l’autre… Est-il possible que même lors d’un repas, l’homme s’alimente d’autre chose que juste des aliments ?  Est-il possible que d’autres énergies que celles des aliments interviennent dans la transformation de notre repas en nourriture pour notre sang ?

Samir Tidjani, Chef, consultant en alimentation santé et conférencier

Samir Tidjani, Chef, consultant en alimentation santé et conférencier

L’homme est une machine qui absorbe et transforme différentes formes d’énergies (aliments, eau, oxygène, lumière, parfums, bruits…) se trouvant sur son chemin, afin de se bâtir, se reproduire et produire lui-même de l’énergie.

Les aliments sont nécessaires, mais pas suffisants.

La façon de manger, le rituel, l’état d’esprit…influencent aussi les valeurs nutritives qui se retrouvent dans notre sang, après un repas. Les aliments ne sont donc pas suffisants pour nous nourrir et nous protéger.

Si on oublie que les transformations alimentaires (en cuisinant) influencent  les valeurs nutritives d’un repas, on ne peut que constater que l’énergie stimulée par nos pensées (ex : manger en regardant la télé…), notre état émotif (tristesse, colère…), notre posture, notre environnement visuel ou olfactif (manger sur le coin de son bureau…), ne peut-être négligée. Bien avant que les aliments n’arrivent en bouche, différentes formes d’énergie se mettent en branle afin que l’homme puisse extraire un maximum de substances nutritives et protectrices (antioxydants) de ses aliments.

Quelles sont les voies de passage de ces énergies à l’organisme humain ?

Ses 5 sens, forcément !  même le sixième (intuition, émotion) et peut-être, surtout le sixième,  puisqu’il aurait rapport au bonheur, sont donc autant de voies d’accès à ces énergies. Ces sens qui stimulent des émotions travaillent donc en synergie afin de nourrir l’être humain. Ignorer l’état d’esprit, l’émotion ressentie lors d’un repas serait donc erroné. L’état émotif serait donc, au moins, aussi déterminant que les valeurs nutritives d’un repas. L’homme et les énergies qui l’entourent (dont les aliments) se combinent, fusionnent et s’agencent ensemble afin de permettre la vie.

Tous nos sens sont autant de bouches à nourrir et à entretenir.

• Il vit dans des maisons et au travail, entre des murs de toutes sortes de couleurs qui influencent son humeur, son inconscient, autant que l’ombre et la lumière peuvent le faire. Il suffit que l’automne arrive avec son manque de lumière ou que le printemps se pointe et rallonge la clarté, pour que l’homme en subisse les conséquences.

• Son cercle social est sain, vivifiant et stimule l’épanouissement, ou bien nocif, figé et procrastinateur.

• Son travail le passionne et est source de récompenses au quotidien, pas juste à la fin du mois.

• Son sommeil est profond et régénérateur ou perturbé et compensatoire.

• Sa peau (vêtements) protégée par des matières naturelles, ou synthétiques (plomb chine),  se bat contre les attaques incessantes d’une infinité de substances et d’organismes invisibles à l’œil nu.

• Les matériaux de construction et même sa demeure le protègent-ils réellement ? (essayer de dormir dans une maison en métal, imaginons une cabine de gros navires).

• Y’a-t-il assez de fenêtres qui laissent passer la lumière ou l’énergie  d’une belle vue sur la mer, ou la montagne? dormir dans un chalet en bois rond dans le bois procure autre chose que dormir dans une maison en plein centre-ville d’une métropole.

• Il entend des bruits et des sons agressants ou des mélodies apaisantes.

• Chez lui et au travail, il est soumis à des reproches qui le détruisent ou à des encouragements qui le stimulent.

• Il respire l’air vicié de sa maison trop bien calfeutrée ou l’air chargé d’oxygène de l’exercice physique quotidien.

• Il est entouré de senteurs et d’odeurs  qui le vitalisent et excitent son imaginaire, ou qui absorbent son énergie (humidité, champignons…) afin de se défendre de ses agressions.

• Il suffit d’un regard de l’autre pour qu’il se sente stimulé, illuminé ou bien vidé de son énergie, éteint.

• L’homme s’alimente de tout ça et bien plus.

• Il entend, il voit, il sent, il respire, son corps se transforme continuellement, alors qu’il ne mange que …3 fois par jour (sic).
Tous ses sens sont autant de bouches à nourrir. Il est donc plus facile de comprendre  que l’alimentation de l’homme ne concerne pas seulement les aliments qu’il absorbe, mais aussi les sons qu’il entend, les choses qu’il voit, ce qu’il respire, ce qu’il touche…

Les aliments et la guérison

La plupart des spécialistes de la santé s’entendent aujourd’hui sur les propriétés préventives, voire curatives des aliments, même s’ils  s’empressent d’ajouter qu’un aliment ne saurait remplacer un médicament et que nul ne peut remplacer un médecin.

Quant à moi, je pense que la médecine a ses limites, tout comme les médicaments ou les aliments. C’est-à-dire qu’elle a aussi sa place tout comme les médicaments, les aliments, les herbes ou toute approche qui vise le mieux être des personnes. L’organisme humain est loin d’être décodé par la science et les capacités de notre corps sont loin d’être connues. J’ai la conviction que le corps possède sa propre capacité de guérison et malgré les aliments, malgré les médicaments, quand la maladie frappe, l’homme qui tient à la vie aura plus de cartes en main, que l’homme qui n’y tient plus.

Notre système digestif transforme nos aliments pour nourrir nos cellules et notre cerveau utilise les nutriments pour guérir nos cellules malades.
Autrement dit, pour guérir, l’homme a d’abord besoin de mieux connaître son corps et la maladie qu’il abrite,  de croire en sa guérison, puis s’assurer que les énergies qui l’entourent ne sont pas trop toxiques. Il choisira ensuite des aliments bénéfiques pour sa maladie et ce n’est qu’à ce moment là, après avoir fait sa part, qu’il est prêt à guérir.

Tant qu’on considérera le médecin comme un pompier qui éteint des feux, il ne pourra qu’agir comme il le fait actuellement en Occident: parer au plus urgent. C’est malheureusement les patients, nous, qui imposons ce rôle au médecin et la pratique médicale ne changera, que si nous, les individus, changeons notre façon de faire. Tant que le médecin sera considéré comme un magicien, un gourou qui fait et sait tout, nous n’aurons pas l’attitude qu’il faut pour être soignés. Le médecin peut soigner mais c’est le patient qui guérit.

________________________________________________________

Participez aux Conférences Nutricuisine avec le chef Samir Tidjani de l’école Glogbe-Traiteur

Information : Nutricuisine

________________________________________________________

Le burn out : ses symptômes, ses conséquences et quelques trucs

Lundi 9 mars 2009

Le burn-out, maladie de civilisation…Le terme anglais « burn-out », encore  plus évocateur que celui de « dépression nerveuse », décrit un syndrome moderne de plus en plus répandu dans la société occidentale et il est largement passé dans le langage courant, tellement la maladie qu’il décrit est maintenant courante et même répertoriée dans le Codex Psychiatrique comme une pathologie, actuellement remboursée par la plupart des assureurs.

Faits, chiffres et évidences

Anny Schneider, auteure, écologiste, herboriste et philosophe

Anny Schneider, auteure, écologiste, herboriste et philosophe

Aujourd’hui au Québec, la fatigue et la dépression nerveuse touchent un travailleur en exercice sur trois en général, une sur deux quand il s’agit des mères au travail à l’extérieur et surtout entre l’âge de trente et cinquante-cinq  ans, summum de la vie active.

Au Japon, une ruche bourdonnante à la grandeur du pays et symbole absolu de l’ergomanie (obsession du travail) à l’extrême, six personnes sur dix se disent en permanence surmenés et il existe même un terme précis qualifiant l’épuisement professionnel, c’est le « Karoshi » qui tue en moyenne 1000 personnes par an, sans même compter les milliers de suicides dus aux échecs et tensions professionnelles (encore bien pire en ces temps de crise…).

Dans presque tous les pays d’Occident, l’épuisement physique et nerveux par excès de stress est devenu la première cause d’absentéisme et représente une des plus grande dépense  pour cause de perte de profit heure–travail-homme pour la plupart des entreprises, avec des records pour les plus performantes forcément, car c’est là que le niveau de pression psychologique est le plus élevé.

Autrement, ce sont les métiers de relation d’aide : travailleurs sociaux, en éducation et santé, là où les demandes sont démesurées face aux rétributions limitées, que le taux d’épuisement au travail est parmi les plus élevés.

Paradigmes généraux sur les déprimés nerveux :

Dans notre société, où tout se fait en accéléré, de l’hyperconsommation à l’informatique en passant par l’aviation et le réchauffement planétaire galopant, dans nos propres vies les stresseurs sont nombreux et inévitables, ce qui compte ; c’est notre capacité à répondre à notre mission, là où nous nous trouvons…

 Le burn-out vient de trop de stress (du grec strictus : crispé, oppressé, serré) accumulé depuis trop longtemps ou de trop de changements radicaux en trop peu de temps pour s’adapter. Pensez à l’échelle de Holmes sur les unités de changements de vie (U.C.V.) à plus de 300 en un an : point de rupture d’équilibre menant à la maladie (Divorce 100 UCV, mort d’un proche et maladie grave idem etc…) Quelle que soit sa cause, la dépression nerveuse peut avoir des effets fulgurants et des conséquences graves.

coucher-de-soleil-300x129

N’oublions pas que la joie de vivre se mesure à notre niveau de satisfaction acquise avec un minimum d’efforts. Comme les petites joies, simples, multiples mais accessibles à celui qui sait les déguster : la fraîcheur flamboyante d’un lever de soleil en été, la beauté et le parfum d’une fleur épanouie à midi, un bon repas entre amis,  l’éclat de rire spontané d’une petite fille…

Les « burnés » sont  souvent des gens d’honneur, mais aussi de devoir et de contrôle qui répètent souvent : « il faut, il faudrait, je dois, j’ai promis… ». Ils ont beaucoup de mal à laisser couler la vie, à lâcher prise et être spontanés. Ils font souvent plusieurs choses à la fois, se projettent dans l’avenir longtemps à l’avance et vivent difficilement le moment présent.

Les signes et symptômes cliniques et réels du burn-out
Il existe autour de 100 symptômes, répertoriés dans le DPSM, d’épuisement nerveux pathologique, à 70% pour cent, on a atteint le seuil de rupture d’équilibre critique.

La simple fatigue se soigne normalement avec du repos, en  principe deux jours de repos ou 3 semaines de vacances aux six mois sont une bonne moyenne de récupération, mais ils sont largement insuffisants en cas de surmenage avancé et n’en viendront pas à bout. (Le trop de quelque chose entraîne toujours un manque d’autre chose… Sagesse populaire).

À force d’être épuisé, on devient de plus en plus irritable et de moins en moins sociable jusqu’à en perdre peu à peu le goût de recevoir et de sortir, et, dans les pires cas, on perd aussi l’appétit et on ne parvient plus à relaxer ses muscles tendus (fibromyalgie), même au repos.

Multiples solutions abstraites mais aussi matérielles, naturellement!
Comme dans toutes les pathologies chroniques les traitements les plus simples sont les plus efficaces : le premier est l’Amour et l’attention à soi, ainsi que celui reçu des autres, de nos amoureux à celui de thérapeutes bien choisis.

 Il y a aussi le temps, excellent maître qui vient à bout de tous les maux et le repos à satiété (jusqu’à ce qu’on ne soit plus du tout fatigué, en fait), la respiration consciente et tout ce qui est beau et bon : la nature, la nourriture de qualité, l’art et l’humour, de bons livres et la recherche de sens.

Solutions générales mais importantes pour régénérer nos nerfs fatigués :

-Méditer ou prier dans un état de relaxation-réceptivité, tous les jours à la même heure durant au moins 20 minutes, écoutez, re-sentez.

-Suivre une thérapie, avec des rencontres régulières et des devoirs réalistes.
-Apprendre à respirer en profondeur

-Travailler dehors ou faire de l’exercice à l’extérieur chaque jour (minimum 30 minutes)

-Fréquenter des gens inspirants, sereins et pleins d’humour

-Savoir poser ses limites et les respecter, apprendre à dire : NON!

-Tout faire pour bien dormir, se reposer souvent, même le jour.

-Prendre des bains au sel de mer gris.

-S’offrir de bons massages régulièrement

-Partir en voyage, sinon aller  vivre dans le bois au moins un mois, en bonne compagnie.

-En général, trouver les thérapeutes et les thérapies qui vous conviennent.

Remèdes concrets, chimiques et bio-chimiques

Un petit mot sur les remèdes chimiques de synthèse, ceux pour ralentir le rythme, forcer l’oubli et favoriser le lâcher–prise. Quitte à être anesthésié, indifférent, sans plus d’appétit alimentaire ou sexuel. Les antidépresseurs, barbituriques et autres hypnotiques sont toujours à double tranchant, mais peuvent servir de béquilles temporaires et même sauver des vies dans les cas extrêmes. Il faut néanmoins  en user  à très petite dose et trouver la bonne sorte.

thym-en-fleurQuelques plantes et élixirs suggérés qui peuvent vous aider : Le 5 HTP en comprimés (Griffonia simplicifolia), un des meilleurs substituts non abrutissant d’anti-dépresseur. Le jour, pour recharger les surrénales : l’astragale, le ginseng sibérien et la réglisse. Aussi en tisane entre les repas, les reminéralisantes, comme camomille, ortie et pissenlit m’ont fait du bien. Le soir en tisane ou en  teinture-mère: valériane, houblon et scutellaire aident à retrouver un sommeil profond et durable. Les élixirs suggérés sont : le cœur saignant (consolation et compréhension, pardon), de la Rose trémière (Douceur et vigueur), du Thym (Protecteur et purificateur), du Lys Jaune (Joie et noblesse) et  de la rhubarbe (mort et renaissance).

Quelques suppléments salutaires : La levure de bière  Bjäst pour du B complex assimilable, des hautes doses de calcium et magnésium du cycle de Krebs (Jamieson ou Nu-Life), les acides gras essentiels en haute dose (Huile UDO et/ ou Onagre plus Huile de lin Orphée). Le top étant concentré dans ce cher Gamma Force, l’huile de son de riz enrichie en gamma oryzanol ajouté, le nec plus ultra des bons gras!

Amour, gratitude et sérénité pour vous, notre chère Terre-Mère, si patiente, et à toutes les âmes bienveillantes de l’univers!

herbanny@videotron.ca

________________________________________________________

Exercice de QiGong : position de l’arbre, 2e partie

Mardi 24 février 2009

Lors de mon dernier article nous avons débuté l’explication de l’exercice de l’arbre, une position statique. Nous avons exploré la position « debout ». Cet exercice qui se veut énergisant peut aussi s’effectuer en position assise ou couchée.

Par Johanne Tourville Naturothérapeute Praticienne de QiGong depuis près de 20 ans

Par Johanne Tourville Naturothérapeute Praticienne de QiGong depuis près de 20 ans

Pour bien des gens souffrant de fatigue chronique ou suivant des traitements (chimio, radio ou autres) ou tout simplement étant épuisé après une dure journée de travail, pouvoir récupérer et offrir à son corps un exercice énergisant tout en se reposant est un cadeau en soi.

Il faut en premier savoir maîtriser les exercices de respiration et les exercices de concentration que j’ai expliqués dans de précédentes chroniques. Voir : RESPIRATION : la respiration dans le QiGong

Donc…voici la marche à suivre

S’étendre dans la position la plus confortable possible en ayant le dos droit (voir les images ci-bas). Si possible sans oreiller afin d’avoir le dos le plus droit possible sans courbure au cou afin que l’énergie circule librement. Placer vos mains sur le ventre et respirer… concentrez-vous. Si des idées vous assaillent accueillez-les mais laissez-les s’envoler tout comme un papillon.

Par la suite relever les bras comme pour tenir un gros ballon. Continuez la respiration et la concentration. Si vous sentez trop de pesanteur sur vos bras, appuyez-les tout simplement sur des oreillers.
Relevez vos genoux et ramenez la pointe des pieds vers vous, là encore si la fatigue est trop grande appuyez vos genoux sur des oreillers ou coussins. L’important est de garder la courbure des genoux pour faciliter la circulation d’énergie.

Apaiser votre esprit, concentrez-vous dans la respiration, ressentez l’énergie qui commence à circuler. Gardez cette position 1-2-5 ou 10 minutes. Plus la durée est longue, sans vous fatiguer, sans mettre de tension, plus les bienfaits se font ressentir. Cet exercice nous permet de récupérer doucement. Faire cet exercice au réveil, au coucher, au retour du travail… une simplicité… un cadeau. Par la suite, lorsque vous aurez récupérer, vous pourrez inclure des exercices de mouvements encore plus énergisant.

#20 qigong-postures

Et entre la position « debout » et « couché », vous pouvez faire cet exercice assis. L’important est d’avoir le dos bien droit, les pieds bien à plat au sol, la tête droite comme si elle était suspendue par un fil (vous pourriez y déposer un verre d’eau) et le tout réalisé… sans tension. Vous débuter l’exercice en déposant vos mains sur le ventre, on se concentre, on respire. Par la suite on monte les bras comme pour tenir un gros ballon.Concentration… respiration… l’énergie circule.

Et par la suite, en voiture, au bureau, au salon, il sera facile dans la position assise de faire circuler votre énergie. On prend de cette façon « possession » du calme.

Et puis…

Debout, assis ou couché, il est facile de récupérer. L’important, c’est de prendre quelques minutes par jour pour réaliser cet exercice. Au premier coup d’œil il semble si anodin mais, pour ceux qui le pratiquent régulièrement, tous les bienfaits ressentis en font un exercice indispensable!

Bonne pratique

________________________________________________________

Visitez le site internet de Johanne Tourville
joto@cgocable.ca

________________________________________________________

Lisez d’autres articles intéressants de Johanne Tourville sur Flash Santé :

Un premier exercice de QiGong : la position de l’arbre

La concentration de l’Esprit dans le QiGong

________________________________________________________

De la maladie à la santé avec le Qi Gong

Mardi 10 février 2009

C’est en premier, la maladie qui m’a conduite vers le Qi Gong. Par la suite c’est la santé. Et oui, avoir recouvré la santé avec cette pratique fut une libération. Libération de médicaments en premier et libération du stress de vivre. Atteinte de polyarthrite rhumatoïde  généralisée, le QiGong fut une découverte sensationnelle.

Par Johanne Tourville Naturothérapeute Praticienne de QiGong depuis près de 20 ans

Par Johanne Tourville Naturothérapeute Praticienne de QiGong depuis près de 20 ans

Cette gymnastique chinoise de santé est composée de mouvements énergétiques qui ont pour but d’équilibrer les énergies Yin et Yan dans le corps, de faire circuler et tonifier l’Énergie vitale, le QI.  La maladie est attribuée, entre autres, à un déséquilibre ou une interruption de la circulation du QI.  La pratique du Qi Gong maintient cette énergie QI et corrige le déséquilibre.

Le Qi Gong est composé d’un ensemble d’exercices souples, lents et fluides, qui, associés à une respiration rythmée et une concentration de l’esprit, permet d’acquérir une conscience globale du corps et d’entretenir sa santé par une prise en charge personnelle.  Ouf… on respire pour mieux comprendre…  Dans les faits, le Qi Gong n’est pas une simple gymnastique,  mais bel et bien un mode de vie, une philosophie de vie.

Tout comme les divers autres aspects de la médecine traditionnelle chinoise,  le Qi Gong est utilisé pour améliorer la santé et l’harmonie interne des organes.  Sa pratique renforce les articulations, les organes internes, assouplit les muscles, etc… Le Qi Gong, est une gymnastique dynamisante par son action stimulante au niveau de la circulation de l’énergie dans les méridiens de l’acupuncture et relaxante par son effet anti-stress grâce aux mouvements respiratoires qui calment l’esprit.  Des mouvements de relâchement musculaire sont aussi remarqués.

Les méridiens d’acupuncture

Au contraire des organes, les méridiens ne sont pas visibles à l’intérieur de notre corps.  Imaginons des lignes très fines comme des fils de soie,  invisibles à l’œil nu,  sur lesquels se succèdent des vaisseaux contenant un précieux fluide, lui aussi invisible, doté de mouvement c’est-à-dire de l’énergie vitale, le QI.  Les méridiens sont comme des fils électriques conducteurs liés aux organes.

On en compte douze principaux et deux vaisseaux secondaires.  Je ne veux pas m’avancer trop loin dans la description qui s’y rattache.  Il faut simplement retenir que tout comme le système de circulation sanguine, il existe un système de circulation d’énergie.  Le Qi Gong, l’acupuncture et l’accu pression s’y réfèrent.

medecine-chinoise

La stimulation de points précis, géométriquement répertoriés sur ces méridiens, ou le massage des méridiens,  permet à l’énergie de se diriger vers les organes qui y sont reliés, offrant ainsi un accroissement d’énergie permettant une meilleure circulation, une meilleure oxygénation, etc.  Le Qi Gong permet l’autogestion de cette énergie.

Les trois axes de travail en Qi Gong sont : les mouvements, la respiration, et la concentration de l’esprit

Les mouvements

Les exercices lents et souples (traditionnels chinois, le Tai Chi s’y réfère) permettent de mobiliser consciemment la circulation de l’énergie au lieu de se laisser dominer par des contractions involontaires liées au stress.  Ces mouvements favorisent le relâchement des tensions musculaires.  Ils étirent et tonifient les muscles, apaisent le cœur, évacuent la fatigue physique et renforcent les articulations, le fonctionnement des organes internes ainsi que le système immunitaire.

La pratique du Qi Gong permet à chacun d’acquérir une meilleure compréhension de soi par l’écoute de son corps et la découverte de nouvelles sensations reliées au mouvement.

En exemple, la sensation d’enracinement par les pieds au sol et la légèreté par la sensation d’envol ressentie dans le haut du corps est remarquable. Les sensations de vide (Yin) et de plein (Yang) étonnent.  La stimulation de l’énergie Yang qui descend du Ciel sur l’arrière du corps et de l’énergie Yin qui monte de la Terre sur l’avant du corps est surprenante.  Le massage des méridiens se fait naturellement.  Et que dire de la rotation des bras, de la colonne vertébrale, de la tête, faite à la fois en douceur et fermeté.  Il est à remarquer la fluidité dans l’enchaînement des exercices, l’harmonie entre les mouvements et la respiration, élément qui, après peu de pratique devient spontané et, chose impressionnante, les mouvements lents et souples qui font circuler l’Énergie jusqu’au bout des doigts.

Chaque pratiquant évolue à son rythme selon ses capacités physiques et en fonction de ses attentes (enrichissement personnel, découverte et mémorisation d’une méthode, désir de retrouver un équilibre physique ou psychologique, recentrage des émotions, entretien de la santé, ou simplement le plaisir de pratiquer seul ou en groupe.).  La pratique régulière permet d’observer des effets physiques et physiologiques sur le corps humain.

Depuis deux ans, j’offre avec mon partenaire Qi Gong, Pablo Terencio, des ateliers d’initiation au Qi Gong à l’Hôtellerie de la Fondation Québécoise du Cancer de Trois-Rivières. Ces ateliers sont fort appréciés. Il est à noter que de tels ateliers sont offerts à Québec à la même Fondation depuis plusieurs années.

Pourquoi attendre d’être malade pour pratiquer le Qi Gong  alors que la santé s’y réfère naturellement. Au cours des prochains articles vous y retrouvez des exercices, des conseils, des photos, des techniques et cette philosophie si particulière qui se dégage de la pratique du Qi Gong.

Prochaine chronique : la respiration dans le QiGong

Visitez le site internet de Johanne Tourville
joto@cgocable.ca

________________________________________________________

Orient et Occident : deux visions de l’alimentation

Jeudi 29 janvier 2009

L’avènement des médias et les voyages internationaux ont fait éclore les frontières entre les pays, les cultures ainsi que les us et coutumes des populations. Parmi les domaines qui en ont bénéficié, il y a certainement l’alimentation et la cuisine. Le couscous, la soupe tonkinoise et les shushis montrent à quel point les plats et habitudes alimentaires des uns sont devenus rapidement les nôtres. Malgré cette intégration coté «mets savoureux», les philosophies alimentaires derrière ces aliments restent différentes et peu connues. Faisons le point sur les deux principales habitudes alimentaires.

Comparaison des visions

Samir Tidjani, Chef, consultant en alimentation santé et conférencier

Samir Tidjani, Chef, consultant en alimentation santé et conférencier

Commençons par admettre que les visions orientales et occidentales de toute chose résument la pensée planétaire. Évitons le concept yin yang qui alourdirait le sujet puisque nous ne ferons que l’effleurer. L’Oriental  et l’Occidental  ne sont différents que dans leur compréhension de l’univers. L’Occident analyse et décortique alors que l’orient observe et synthétise. L’un quantifie, alors que l’autre qualifie. L’un considère un aliment comme la somme de ses composants connus ou encore  à découvrir, alors que pour l’autre, un aliment n’a pas vraiment de valeur absolue, il n’existe qu’à travers ses relations avec les autres aliments, avec l’homme, les saisons, les organes sur lesquels il a un effet.

Énergie négative et énergie positive

En occident, l’énergie des aliments (la calorie) est une notion toujours positive, alors qu’en orient, un aliment peut avoir un effet, aussi bien positif que négatif. Cela dépend d’un tas de paramètres, entre autres : la personne qui le consomme!

En effet, tout comme nos empreintes digitales, nos organes, nos organismes et donc nos systèmes digestifs sont uniques. L’observation a amené l’Orient à définir des critères de comparaison pour chaque denrée. Un aliment est classifié selon  sa couleur, sa saveur, sa forme, sa texture, sa chaleur (cuisson), etc.

Pour l’oriental, il y a une notion de qualité énergétique : l’énergie quantitative est transformée dans l’estomac, alors que l’énergie qualitative est extraite des saveurs et des goûts, par la rate et le pancréas.

Les 5 éléments, sources de vie

Pour l’oriental, l’homme comme le végétal, le minéral (la roche) et l’animal vivent en harmonie sur terre, et sous le ciel. Toute manifestation vivante s’exprime dans le lien entre la terre et le ciel. L’énergie terrestre et l’énergie céleste guident toute vie, tout ce qui pousse, croit, et se développe et les 5 éléments qui régissent toute manifestation vivante sont l’eau, le bois, le feu, la terre et le métal

Ce qui relie les 5 éléments : le cycle (cercle) élémental

Les 5 éléments permettent et sont source de vie, comme les saisons, comme les  organes du corps humain, qui permettent la transformation des aliments en substances nourricières. L’eau s’écoule, imbibe le sol, et donne vie au bois, symbole du végétal qui repousse à chaque printemps. Le bois engendre le feu en brulant. Les cendres retournent à la terre en la recouvrant, et donnent  naissance au métal présent sous forme minérale. La fonte du métal nourrit  l’eau qui se charge de minéraux. Les 5 éléments sont interdépendants et se succèdent dans un cycle appelé : cycle élémental
 

cycle-elemental1-300x256

Classification d’après les saisons

C’est au printemps que les plantes surgissent du sol, la couleur verte lui est associée, tout comme le foie (qui se régénère même amputé de ses 2/3) qui symbolise la régénération.
L’été, le soleil, la chaleur, symbolisent l’épanouissement du règne végétal. Comme la sève de la plante, la circulation des liquides s’accélère. L’été est associé au cœur et à la circulation sanguine, à la couleur rouge et à l’élément feu.

L’été indien est relié à l’élément terre. Une terre fertile donne une plante en santé qui améliore la qualité de notre sang, et donc de notre immunité. La couleur jaune  lui est associée, la saveur sucrée ainsi que la rate et le pancréas.

L’automne, la vie quitte les végétaux qui retournent à la terre où l’élément métal domine. La couleur blanche, ainsi que la saveur piquante lui sont associés L’hiver dominé par l’eau, la couleur noire lui est associée, ainsi que la saveur salée. L’hiver, l’homme reconstitue ses énergies, l’eau nettoie le corps. Les reins sont associés à l’hiver.

Relations transversales entre les éléments :

D’autre part, le bois recouvre la terre, qui endigue l’eau. L’eau éteint le feu, qui fait fondre le métal. Le métal coupe le bois et permet à la plante de se nourrir des minéraux

Ce qu’il faut comprendre

Pour résumer, la consommation d’aliments de saison  bien identifiés permet à l’organisme de nettoyer et renforcer un organe particulier chaque saison.  Les 5 organes du système digestif sont évidemment interdépendants, et fonctionnent en synergie. Le déséquilibre d’un organe a un effet sur un autre, ce qui implique qu’un symptôme est la manifestation d’un désordre certain, mais en aucun cas la maladie elle-même. On comprend qu’en Occident (médecine d’urgence) on traite au plus pressant : le symptôme, alors qu’en Orient (médecine préventive) on traite le terrain.

Exemple

La diététique occidentale considère par exemple, le riz et les pommes de terre comme équivalents, parce que constitués  d’amidon. Tandis qu’en Orient la pomme de terre pousse en dessous du sol, humide et gorgée de minéraux concentrés dans la terre, va alourdir le corps, l’inviter à la sieste. Le riz qui pousse au-dessus du sol, léger, aérien et gorgé de soleil, va au contraire nécessiter moins d’énergie pour la digestion, et permettre un travail cérébral plus optimum. Ce qu’il faut retenir, c’est que comparer le riz et les pommes de terre par rapport à leur contenu en amidon c’est bien, mais savoir qu’avant d’effectuer un travail cérébral, il vaut mieux manger du riz que des pommes de terre, c’est pas mal aussi. N’est-ce pas?

Conclusion

La connaissance d’une seule vision de l’alimentation ne suffit plus aujourd’hui, car notre état de santé, celui de nos sols et de nos aliments ne laissent pas d’autre alternative que de revoir nos certitudes, nos façons de traiter et notre corps et nos aliments. Autrement dit, l’Orient et l’Occident ont deux visions différentes du concept de l’énergie, mais la connaissance des deux visions, permet de réaliser que l’une sans l’autre, ces visions sont théoriques. Mais l’une et l’autre ensemble, elles forment un tout, dont la connaissance représente un bagage unique pour l’appréciation de notre univers et du corps qui nous y promène. Manger pour vivre sous-entend manger pour effectuer un travail, alors qu’un bon souper pour l’instant ne fait que récompenser une dure journée de labeur.

________________________________________________________

Les recettes thérapeutiques sont une conception du Chef Samir Tidjani de l’École Globe-Traiteur. Toutes les recettes qu’il présente dans Flash Santé ont des propriétés préventives ou curatives. Elles vous sont offertes dans le but de favoriser la santé. Cependant, elles ne remplacent pas les conseils de votre médecin.

________________________________________________________

Participez aux Conférences Nutricuisine avec le chef Samir Tidjani de l’école Glogbe-Traiteur

Information : Nutricuisine

________________________________________________________

Mon beau sapin Roi des forêts : historique et vertus du sapin

Vendredi 19 décembre 2008
Anny Schneider, auteure, écologiste, herboriste et philosophe

Anny Schneider, auteure, écologiste, herboriste et philosophe

Le sapin de Noël garni de lumières, remonte à une tradition Babylonienne d’il y a 5000 ans où on vénérait un cèdre garni des fruits et fleurs de l’année, pour s’attirer la prospérité pour celle à venir. En Europe, ce sont les Protestants alsaciens qui les premiers ont introduit à Noël un sapin garni de lumières et de pommes rouges dans les églises. Ce sont eux et les Allemands immigrés en Amérique du Nord qui ont importé cette tradition ici.

L’expression très québécoise « se faire passer un sapin »  a trois sens possibles

1 : Se faire vendre du bois de sapin, qui fissure au séchage, pour du bois  d’épinette, beaucoup plus résistant

2 : Se faire vendre une épinette pour un sapin de Noël (plus courant en ville

3 : Sentir le sapin » signifie être proche de sa mort, car les cercueils étaient surtout faits en bois de sapin.

Vertus thérapeutiques :

Les Amérindiens utilisent depuis toujours le sapin pour de multiples usages: les branches comme litière chasse-insectes, comme tapis du sauna amérindien, les rameaux en tisane, en fumée purificatrice et la gomme comme colle pour le teepee , comme diachylon sur les plaies, comme remède contre la toux, contre les cystites ou infections de la vessie, sans oublier comme vermifuge contre les parasites intestinaux.

Ce sont les Amérindiens qui ont enseigné aux colons les vertus du sapin baumier et, très vite les Jésuites l’envoyaient en Europe à la tonne comme remède contre la tuberculose. Même le plus gros distributeur de gomme de sapin du Québec, Mr. Fortin de Baie-St-Paul, m’a confié qu’il s’était inspiré du savoir de Mr.Robertson de Pointe bleue, ancien Grand chef Montagnais, dont la fille est mon estimée amie.

sapin-2-221x300

Depuis deux siècles on exporte la gomme de notre sapin baumier du Québec, dans le monde entier, aussi comme diluant à peinture, comme vernis pour les instruments de musique et même comme matière première des lentilles pour les outils de précision optique.

Le plus gros collecteur distributeur en exporte toujours dans le monde entier, l’huile essentielle de baume du Canada aussi est très renommée pour sa qualité et ses spécificités, on vient même d’y découvrir une molécule particulière, l’alpha humulène, qui combattrait les tumeurs cancéreuses (sans oublier les vitamine A et vitamine C, l’acide abiétique, les mucilages et terpènes de l’huile essentielle riche en acétate de bornyle, alpha et bêta-pinène et en limonène, entre autres.)

Utilisations diverses :

On peut manger crues les jeunes pousses terminales du printemps, les faire bouillir trois minutes en décoction (une cuillère à thé par tasse) ou séchée pour les tisanes  aux vertus antigrippales, pectorales, digestives et calmantes).

On peut aussi utiliser les rameaux de votre sapin de Noël (2-3 grammes par tasse ou 10 rangées d’aiguilles) bouillies en tisane comme tonique général, laxatif modéré et pectoral (toux, bronchite)

On peut faire brûler une branche comme encens ou les aiguilles séchées sur du charbon (attention aux étincelles!) ou en laisser une branche verte dans sur la sortie d’air chaud dans l’auto pour la parfumer, sinon en coudre dans une pochette de tissu fin, pas mal mieux que les petits sapins en carton, à renouveler chaque mois pour plus d’arôme.

Faire bouillir une bonne branche (150 grammes) dans un gros chaudron de quatre litres d’eau pour embaumer la maison avant les veillées ou en cas de grippe, dégager les sinus et poumons et on peut aussi l’ajouter au bain pour ses effets calmants, antisudorifiques, expectorants et relaxants).

resineLa gomme -résine de sapin -, comme l’huile essentielle d’ailleurs, aide à supprimer l’envie de fumer et nettoie les poumons, désinfecte les plaies et supprime les verrues, est laxative et vermifuge, calme les nerfs et fortifie les glandes surrénales, désodorise l’air et la sueur, aide à protéger les poumons contre la pollution et favorise le sommeil.

Elle s’utilise pure ou pur diluée dans l’alcool ou l’huile, les deux solvants de la gomme sinon en interne en gélule, il faut la prendre après les repas car elle peut être indigeste.

La gomme -résine de sapin- se recueille avec un picoué ou gommeur et se retrouve, outre les anciennes forêts, commercialisée dans les magasins de produits naturels ou en pharmacies sous diverses formes : pure, en gélules, en sirop, bonbons, onguents etc…

Conclusion :

Le sapin est l’arbre le plus utile et vénérable de nos contrées nordiques. Il mérite bien son titre de « roi des forêts » et se doit d’être protégé, surtout les adultes semenciers, de plus en plus rares et menacés, comme hélas nos plus vieilles forêts!

Anny Schneider, auteure, écologiste, herboriste et philosophe
herbanny@videotron.ca

Rhume, grippe, virus et autres intrus : savoir protéger notre territoire

Lundi 1 décembre 2008

Cette fin novembre, avec ses bourrasques de vents glaciales, nous ont rappelé avec vigueur que : « Notre pays, c’est l’hiver…. » mais puisque nous y  vivons,   pour le pire et le meilleur,   autant nous blinder pour passer à travers,   sans trop nous laisser écorcher.

Prévenir vaut mieux que guérir…

Anny Schneider, auteure, écologiste, herboriste et philosophe

Anny Schneider, auteure, écologiste, herboriste et philosophe

En naturopathie, nous connaissons tous cet adage de Claude Bernard : « Le microbe n’est rien, le terrain est tout ». Qui n’a pas vérifié dans sa propre vie, que c’est quand on est vraiment épuisé ou irrité,   qu’on attrape tous les virus ou bactéries qui passent, rarement quand on est joyeux, positif et en parfait équilibre avec ses choix?

Qu’il s’agisse d’ une grippe ou une maladie plus grave comme la mononucléose , c’est quand on est dans un état de défensive continuelle, qu’on épuise ses réserves immunologiques et qu’on laisse s’installer la maladie, néanmoins parfois le seul moyen de nous freiner et nous inciter à prendre une pause salutaire et à remettre en question la pertinence de nos choix de vie.

Le Stress, un irritant majeur

Toujours pertinente est la vision du Professeur Selye, l’inventeur même de la notion de Stress et ses conséquences sur la santé. Dans son ensemble, le syndrome de stress, ou syndrome général d’adaptation (S.G.A.) évolue selon trois stades successifs : 1) La « réaction d’alarme » pendant laquelle les forces de défense sont mobilisées; 2) Le « stade de résistance » qui reflète la complète adaptation à l’agent « stressant« ; 3) Le « stade d’épuisement, » qui suit inexorablement pourvu que l’agent stressant soit assez puissant et agisse assez longtemps, le pouvoir d’adaptation d’un être vivant étant toujours limité »
Hans Selye, « Du rêve à la découverte », Éditions de La Presse, 1973
 
Modes de vie à réviser

Dans nos vies, tout fonctionne de cause à effet, ainsi,  si par exemple, vous travaillez systématiquement de longues heures, figé devant votre  ordinateur, enfermé dans un bureau parfois bruyant dont les fenêtres ne s’ouvrent pas, en prime avec un chef fatiguant qui vous harcèle constamment, vous êtes mal parti coté équilibre nerveux. Ajoutez à cela, un téléphone qui ne dérougit pas et des délais de plus en plus courts à respecter, très courants  à notre ère électronique où tout est accéléré, et une menace de fermeture de votre succursale, vous avez là les ingrédients de base parfaits pour miner  votre système nerveux et immunitaire.

Par ailleurs, situez le tout dans un contexte urbain et un quartier de tours à bureaux bétonnés qui n’incitent pas à une promenade bienfaisante à midi, où la plupart choisissent d’engloutir debout, à la cafétéria, un menu express, suivi de café fort et de sucreries immunodépresseurs, vous avez là le cocktail parfait pour épaissir les liquides circulants comme le sang et la lymphe et préparer un beau lit accueillant à tous les virus et « bibittes » qui passent par là. Ajoutez à ça, des soirées mornes où le conjoint est absent,   car il travaille trop lui aussi, les nombreuses demandes des enfants, les soucis des nombreux comptes à payer et la fatigue de la journée, Ouf ! Épuisement oblige, on cuisine un repas surgelé peu vitaminé sorti du micro-ondes,   pour finir écrasé dans son sofa pour  une veillée tardive devant un programme insipide de la télévision et  des grignotines malsaines, ainsi, tout y est  pour passer une mauvaise nuit.

Les soucis, qu’ils sont affectifs, financiers ou professionnels sont les premières causes de tourments et d’insomnie, désagréments que connaissent un nombre croissant d’individus, encore plus répandus lors des crises économiques et l’incertitude qu’elles suscitent.

Prendre les moyens de surmonter les crises

Si je peux d’ors et déjà, prédire que la plupart d’entre nous en seront affectés, je suis également persuadée que les plus sages et que ceux qui sont en meilleure santé les surmonteront beaucoup plus aisément, car ce n’est pas d’hier que nous pratiquons la simplicité volontaire et la solidarité en action !

Ainsi, encore et toujours, prenez soin d e votre corps qui sera ainsi,   le fidèle serviteur de votre esprit, sinon au cas contraire, par les signaux de douleur qu’il vous enverra, il deviendra un mauvais maître. Comme disait le grand philosophe français qu’était Voltaire : « Apprenez qu’il n’y a point de panacée dans la nature,   mais que l’on se porte toujours bien avec de l’exercice régulier et de la sobriété ».

Outils concrets

Néanmoins, aujourd’hui  en Amérique du Nord, très rares sont ceux qui peuvent se permettre le luxe se contenter de vivre en obéissant simplement à leur nature à leur désirs,et  encore moins nombreux ceux qui parviennent à produire eux-mêmes toute leur nourriture. Par conséquent, donc nous devons avoir recours aux épiceries à des adjuvants et des concentrés protecteurs trouvés à notre magasin naturel favori.

thym-en-fleur-150x150Bien sûr, pour prévenir les virus de la grippe et d’autres encore, les plantes immunostimulantes suivantes ont largement fait leurs preuves, à choisir selon votre terrain et tempérament : l’ail, l’astragale, le ginseng américain, l’échinacée, l’hydraste, le sureau et le thym, mes championnes toutes catégories. Elles sont particulièrement reconnues contre les attaques virales saisonnières, plus nombreuses en hiver, à cause du manque d’air pur, de vitamines et d’enzymes frais, présents seulement quand on respecte les règles d’une bonne alimentation : fraîche, vivante, verte et variée…

Les vitamines A, C et E le sélénium, le cuivre et le Zinc sont les suppléments protecteurs immunitaires majeurs, surtout présents dans les légumes céréales, huiles et graines fraîches.

Des changements par la bonne huile…

Je conclus cette analyse sommaire, en évoquant le meilleur liant et régénérant cellulaire, découvert ou plutôt redécouvert tout récemment.

J’ai parlé de GAMMA FORCE et du gamma-oryzanol, concentré dans l’huile de son de riz, la plus biocompatible avec le corps humain, ramenant l’équilibre dans l ‘organisme tout  entier, particulièrement utile pour régénérer les parois cellulaires aux endroits stratégiques d’échanges cellulaires majeurs. Effectivement, dans le corps humain tout : « baigne dans l’huile », que ce soient les cellules elles-mêmes celles de la peau qui est liposoluble, la lymphe qui justement,  charrie tous les globules blancs défensifs, ainsi que les glandes, ces  amas concentrés de gras de réserve « intelligents » qui produisent toutes les hormones. N’oublions pas cette précieuse première ligne et barrière de protection que sont les muqueuses internes, qu’elles soient digestives ou pulmonaires et même circulatoires, du cœur aux artères, des veines aux capillaires, tous des agents de liaison au service de la magnifique œuvre de chair qu’est le corps humain, à l’origine, tout à fait parfait !

Bref, une fois de plus, sans dénigrer les autres alliés du système immunitaire,  je peux affirmer que le riz est la céréale la plus noble et la plus précieuse du monde et que son son et son huile en sont la meilleure partie, fort utile pour protéger notre plus important territoire.

Anny Schneider, auteure, écologiste, herboriste et philosophe
herbanny@videotron.ca