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Les trésors cachés dans votre gazon, appelé aussi pelouse

Lundi 22 juin 2009

anny-schneiderAu lieu de vous fatiguer à couper votre gazon chaque semaine, ne le traitez jamais chimiquement, taillez-le sélectivement et mieux encore, étudiez-le à bon escient et servez-vous-en intelligemment!

Mieux encore, cueillez-y ces plantes, communes, mais méconnues, qui sont autant de médicaments, d’ornements, de légumes et salades qui renferment ces multiples et précieux nutriments : anti-oxydants, enzymes, protéines, sucres, vitamines et minéraux. Tous ces remèdes sont prêts à être consommés ou transformés pour les longs hivers, autant pour votre bien-être et celui de vos enfants.

Songez aussi qu’une pelouse artificielle contient rarement plus de quatre plantes uniformes et rectilignes, mais inutiles, sélectionnées et modifiées génétiquement, alors qu’une prairie sauvage héberge autour de quatre cents espèces qui se relayent joyeusement, saison après saison.

Sachez profiter abondamment de cette pharmacie du bon Dieu inespérée, qui pousse et s’offre à vous,  gracieusement et gratuitement, sous vos yeux, sous vos pieds!

achilleAchillée millefeuille : (Achillea millefolium)
Cette chère Herbe à dindes combat les fièvres intenses et les chaleurs de ces dames, mais aussi les hémorragies de tous types, même utérines. On peut la boire en tisane (une sommité par tasse), froide de préférence et même mettre ses feuilles écrasées dans les narines ou sur une plaie pour arrêter le sang. Au Québec, elle a sauvé des milliers de vies durant les épidémies de grippe espagnole.

Bardane : (Arctium lappa)
Les feuilles de bardane ou gracchia,  sont très amères, mais chauffées à la vapeur, elles font aboutir les abcès et désinfectent les plaies. La racine de la  première année (sans fleurs ni fruits) cueillie en automne, se mange comme un légume ou en bouillon et a un goût délicieux. Elle soigne aussi de l’intérieur le diabète mineur et les problèmes de peau chroniques.

Brunelle (Prunella vulgaris) Cette jolie petite fleur mauve violette fleurit une bonne partie de l’été. Elle soigne tous les types de maux de gorge, mais aussi les grippes et les maladies du système immunitaire déficient en général. Ses petites corolles s’ajoutent aux salades.
Elle stimule le processus d’auto guérison et la volonté profonde de vaincre la maladie.

Le chiendent : (Agropyron repens).
On l’appelle la « peste des jardiniers » et pourtant les chiens l’adorent pour se purger, à juste titre, les intestins et le sang, avec ses feuilles coupantes, mais agréablement sucrées et chargées de chlorophylle et de vitamine E et C. Les racines en décoctions répétées sont de puissants dissolvants des pierres aux reins et à la vésicule.

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Lierre terrestre : (Glecoma hederacea)
Ce couvre-sol très vivace au parfum camphré se boit bouilli ou ? des sèches pour faire des tisanes contre le rhume, les allergies et toutes sortes d’infections, des intestins aux sinus. On peut même inspirer par le nez sa poudre séchée pour le déboucher et soulager certaines céphalées!

Millepertuis : (Hypericum perforatum)
Cette grande plante garnie de petites  fleurs en forme d’étoiles jaunes est réputée pour être un des meilleurs anti-dépresseurs que la nature nous offre. On peut la cueillir dès la St Jean et la boire en tisane (5 à 7 fleurs par tasse,  2-3 fois par jour). Pour l’usage externe,  la faire macérer dans l’huile ou l’alcool et en faire un bon remède contre les brûlures, les plaies et les douleurs musculaires.

Plantain : (Plantago major)
Cette simple mais vigoureuse plante à quatre grosses feuilles rondes nervurées pousse presque dans tous les chemins de passage. C’est pour cela qu’on l’appelle le « pas de l’homme blanc ». Ses feuilles jeunes peuvent s’ajouter à une salade ou une soupe. Fraîchement écrasées ou simplement mâchées, elles soulagent instantanément les piqûres d’insectes de tous types.

Pissenlit : (Taraxacum officinale)
Les premières feuilles de pissenlit du printemps constituent une excellente source de vitamines A et de minéraux (calcium, magnésium, fer) et la racine de potassium. Les fleurs en salade, en tisane et même transformées en vin, soignent les problèmes de foie. La racine d’automne ou de printemps nettoie à merveille les reins.

modele-herbeTrèfle : (Trifolium pratense)
La fleur de cette plante, la préférée des vaches, est un excellent diurétique utile contre l’arthrite et un bon dépuratif sanguin. C’est aussi une source de bonnes hormones féminines et de protéines.

La violette : (Viola odorata)
Cette jolie demoiselle violette (!) se mange telle quelle ou garnit joliment une salade. Elle se sèche facilement et se boit en tisane contre les maux de gorge et les infections pulmonaires. Ses feuilles soignent les maladies du sang et les déséquilibres immunitaires reliés à la lymphe.

PS : Chères (rs) lectrices (eurs) : Si vous-même savez déjà tout cela, je vous permets de photocopier ceci et de le distribuer à vos voisins moins avisés! Joie et santé à tous!

herbanny@videotron.ca

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Hommage au Seigneur Pissenlit

Lundi 8 juin 2009

Oh toi, merveilleux ambassadeur de la famille des Astéracées :
Généreux, lumineux et prolifique astre végétal,
Symbole d’ouverture, d’abondance et de gaieté,
Tu mérites bien ton titre de draineur en chef général,
Composé d’une centaine de nutriments, dont une dizaine d’anti-oxydants,
Tu es un digne représentant de ces colons européens très résistants.

Anny Schneider, auteure, écologiste, herboriste et philosophe

Anny Schneider, auteure, écologiste, herboriste et philosophe

Dans ton omniprésence solaire, sur chacun de tes capitules
Tu ne portes pas moins de deux cents fleurs en ligules,
Qui, butinés pour leur nectar doré et leur pollen si convoités,
Deviendront parasol et akènes aux soies ailées,
Disséminés à la ronde abondamment,
Déplacés par le souffle du vent ou celui d’un enfant.

Tes jeunes feuilles délicieuses, très tôt au printemps,
Constituent une nourriture réjouissante, même cultivée maintenant,
Appréciée par les herbivores de tout type, universellement,
Sans oublier les biochimistes et herboristes
Éblouis par ton immense teneur en caroténoïdes et chlorophylle,
Et tes remarquables ratios de minéraux et  de pro-enzymes

Même ton latex amer mais purificateur, tiges comprises,
Est une arme éprouvée contre les verrues et les  virus,
Tes fleurs éclatantes, répliques d’étoiles d’or scintillantes,
Se mangent aussi en salade, saupoudrées parcimonieusement
Et se boivent en tisanes solaires ou en boissons enivrantes.
Bien connues dans les traditions du terroir, à redécouvrir absolument.

Tes racines invasives, à n’extraire pour la pérennité que partiellement,
Dans les friches lumineuses se sont démultipliées rapidement,
Et crues, à la vapeur ou en décoction, elles drainent,
Des reins, l’excès d’urate, de minéraux et d’acides inorganiques;
Comme son nom commun le dit, ses effets super diurétiques
Nous l’indiquent: «Ne buvez pas de pissenlit avant d’aller au lit! »

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 Tu sais par ailleurs, nettoyer les trop-pleins du foie des intestins,
Régulariser le sucre en même temps que l’énergie,
Ramener la pression au bon niveau et du  même coup,
Aider l’assimilation, la -digestion et ramener du bon sang,
Tu  sais même re synchroniser nos deux systèmes nerveux,
Celui de bas en haut et l’autre en périphérie…

Cher vaillant pissenlit, merci d’être aussi prolifique,
D’enchanter nos yeux autant que nos cœurs et esprits,
En plus d’éloigner nos maux, comme ton nom botanique le signifie :
Issu du Grec il signifie : « Taraxos » désordres et « Achos » : panacée, remède, ami.

Merci aussi d’annoncer, par tes champs lumineux d’allégresse,
Le retour de l’été et de nous rappeler, en force et beauté,
Que les simples sauvages, même les plus répandus ici,
Comme tes graines fertiles, bien plus utiles que les pelouses stériles empoisonnées,
Font partie des secrets les mieux gardés, prêts à être retransmis et abondamment disséminés!

herbanny@videotron.ca

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La ménopause, un tournant mouvementé vers la maturité

Mercredi 12 novembre 2008

Rares sont les quinquagénaires qui échappent à cette révolution physiologique bouleversante qu’est la ménopause située à l’autre pôle de la puberté, mais pour la plupart d’entre nous, elle n’en est pas moins éprouvante.

Anny Schneider, auteure, écologiste, herboriste et philosophe

Anny Schneider, auteure, écologiste, herboriste et philosophe

Même si le phénomène est vieux comme l’humanité, ce n’est qu’au XIXème siècle que le médecin de Napoléon lll appela le phénomène « méno-spausie », ce qui signifiait simplement : arrêt des menstruations.

Fascinants mécanismes physiologiques

Que se passe-t-il précisément dans notre si fascinante machine qu’est le corps, et  qui expliquerait  tous ces bouleversements?

À la puberté, variable selon l’alimentation et la génétique familiale, l’hypophyse antérieure,  stimulée par l’hypothalamus,  commence la production de l’hormone FSH dite gonadotrope ou folliculo-stimulante. Celle-ci ordonne aux ovaires de libérer un ovule, parmi les 400 à 500 libérés en une vie, et ce chaque mois,  précisément lors de ce qu’on appelle l’ovulation. La LH est l’autre hormone hypophysaire qui est libérée en complément et qui stimule la fabrication de progestérone, importante pour la maturation de l’ovule et même chez l’homme, des testicules.

Pendant les années de fertilité, les ovaires stimulés par l’hypophyse  fabriquent et libèrent trois formes d’oestrogènes : l’oestrone, l’oestradiol et de l’oestriol, surtout au début du cycle puis de la progestérone, qui toutes chutent jusqu’aux menstruations, s’il n’y a pas eu fécondation. Comme ces cycles fonctionnent en mode rétroaction cyclique, ou encore  de feed-back positif,   durant trente-cinq ans de nos vies de femmes fertiles, l’hypothalamus prend du temps à saisir  la fin du mécanisme. Ainsi, il s’affole et « tourne dans le beurre » en produisant jusqu’à vingt fois la quantité d’hormones gonadotropes, sans doute les principales responsables des bouffées de chaleur. Quand on sait qu’hormone vient d’hormonos qui signifie : je stimule » et oestrogènes du grec  oestrus  qui signifie « frénésie », on comprendra un peu mieux certaines attitudes étranges des femmes, comme de certains hommes d’ailleurs, durant leurs pires phases de transitions hormonales mouvementées. Saviez-vous  que les femmes ménopausées ont, durant plusieurs mois parfois, un taux de progestérone similaire à celui de l ‘ovulation?  Sachez en profiter, messieurs!

Solutions simples et naturelles

 Les solutions résident dans les mécanismes eux-mêmes, quand les ovaires ou même les testicules ne stockent plus les hormones, que se passe-t-il ? On les retrouve indifféremment répartis surtout dans les surrénales et en général dans les tissus gras accumulés mais encore plus ceux circulants. Aussi, il est essentiel que le foie fasse bien son travail de répartiteur, donc le ménager en évitant tous ses irritants (alcool, épices, mauvais gras, sucres raffinés) et en favorisant la genèse de bon cholestérol, une autre source de bonnes hormones.

Il est conseillé bien sûr de manger beaucoup de légumes verts, des protéines saines (œufs Omega, poissons, tofu) et de consommer surtout de bons gras polyinsaturés : huile canola, carthame, lin, tournesol ou soya). Recherchez aussi les sources d eclacium assimilables : amandes, choux, laitages maigres. N’oubliez pas   de boire beaucoup d’eau pure ou bien sûr de bonnes tisanes rafraîchissantes (même froides), dépuratives et  calmantes hormono-sympathiques qui soulagent bien des désagréments connexes.

Bien sûr qu’une bonne attitude psychologique aussi, atténuera bien des malaises de ces années de transition  : se faire de la bile échauffe le sang, vivre trop de stress également, et la ménopause est une période à haut risque  reconnu de Burn-out.  À nous de retrouver les bénéfices de la lenteur et de nous permettre des pauses plus durables et fréquentes, bénéfices de la sagesse inhérente à la maturité, qui se débarrasse peu à peu des futilités et des  inutiles agitations.

Expérience d’herboriste ménopausée

Moi qui suis herboriste et conseillère en produits de santé naturels depuis trente ans, également en ménopause depuis peu, je peux attester que moi-même et mes patientes ont vécu une  ménopause tout à fait tolérable grâce à certaines plantes en teinture-mère ou en tisanes, simples et accessibles, en nature sinon en herboristerie. Toutes celles-ci ont fait leurs preuves : l’achillée, l’agripaume, l’astragale, le chardon marie, la mélisse, le pissenlit et la sauge, chacune prise selon ses spécificités et celles de nos systèmes, tous  particuliers.

Néanmoins et c’est pour cela que j’en témoigne publiquement, ce qui m’a le plus soulagé et permis de retrouver le sommeil profond de mes nuits d’avant, et d’atténuer des trois quarts les fréquences et intensité de bouffées de chaleur en un mois à peine : c’est GAMMA FORCE, l’Huile de son de riz enrichie de gamma–oryzanol. En période intense , souvent pires aux moments de dépense énergétique accrue, j’en prend une cuillère à table le matin et le soir, en temps normal une seule le soir suffit.

Pas étonnant, que le corps y réponde si bien, quand on connaît ses effets adaptogènes, autant sur les mécanismes hypophysaires et nerveux, que ses effets bénéfiques sur le foie et le système circulatoire en général!
(Voir plus de détails sur http://www.gammaforce.ca/FR/produits.php  )

Pas étonnant non plus que les Japonaises, consommatrices quotidiennes de riz complet et de soya, n’aient même pas dans leur langue d’équivalent au terme « ménopause ».

À nous de tirer les meilleures leçons de cette inévitable phase de transition vers l’acceptation dans la mutation inévitable de l’être humain, vers une période où les choix du cœur et de l’esprit dominent avec plus de mesure ceux du corps, outil docile de nos actions et priorités!

Anny Schneider, auteure, écologiste, herboriste et philosophe
herbanny@videotron.ca